Bénéfices en baisse pour les entreprises de gardiennage

Bénéfices en baisse pour les entreprises de gardiennage
Bénéfices en baisse pour les entreprises de gardiennage - © SEBASTIEN NOGIER - AFP

Le secteur du gardiennage ne connaît pas la crise : pratiquement 10% de croissance en 2016, un chiffre d’affaires d’environ 730 millions d’euros. Avec les attentats de mars 2016, la demande des entreprises pour les services de sécurité privées s’est envolée.

En revanche, les bénéfices se sont eux un peu tassés, passant de 3,5% du chiffre d’affaires en 2015 à 3,4% en 2016.

Pourquoi cette baisse?

Parce que les coûts ont augmenté encore plus vite que les revenus, c’est tout simple. Le contexte de terreur induit énormément d’heures supplémentaires, elles sont plus chères. Les entreprises de gardiennage ont également dû investir beaucoup d’argent dans la formation du personnel, la sécurité informatique, la protection des données par exemple.

Pour Régis Gaspar, patron de Securitas Belgium, mais également président de l’Association professionnelle des entreprises de gardiennage, la croissance du secteur en 2017 sera sans doute de l’ordre de 4 ou 5%.

Il faut expliquer aux utilisateurs potentiels quels sont nos moyens actuels

Le vrai défi sera de mettre en œuvre la nouvelle loi sur la sécurité privée. Cette loi reconnaît le secteur privé comme un partenaire à part entière dans la chaîne de sécurité, mais il faudra encore convaincre la police.

Régis Gaspar parle même d’évangélisation: "Il faut expliquer aux utilisateurs potentiels quels sont nos moyens actuels. On voit qu’il y a une certaine curiosité par rapport à ça, on voit de plus en plus d’intérêt, de la police par exemple, et on est en concertation avec eux, on leur explique ce qu’on peut faire, ils connaissent aussi leurs besoins et leurs moyens. Donc je pense que plus on discute ensemble, et on le remarque déjà, plus on a envie de travailler ensemble".

Vérifications et fouilles

Cette nouvelle loi a été adoptée à la fin la semaine dernière, elle devrait entrer en vigueur en principe cet été. Le secrétaire général de la FEB, Philippe Lambrecht, s’en réjouit. "Un exemple: on ne pouvait pas contrôler le trottoir devant l’entreprise parce que les caméras ne pouvaient pas prendre de vues devant l’entreprise. Or, évidemment, s’il y a quelqu’un qui présente un risque pour une entreprise, il doit bien rentrer par quelque part".

Autre modification: les agents de société de gardiennage pourront désormais aussi contrôler systématiquement les sacs à dos, les sacs à main ou encore fouiller préventivement des locaux à la recherche d’armes, d’explosifs ou de drogues.

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