Belfius annonce la fermeture de 24 agences, toutes basées en Flandre: pas de licenciement sec

Ce vendredi, Belfius organisait un conseil d’entreprise avec, dans les points à l’ordre du jour, un "état des lieux de son réseau d’agences". A l’issue de ce conseil, les syndicats annoncent la fermeture de 24 agences, toutes basées en Flandre, dans le courant de l’année 2020. Cela constitue un peu plus de 10% du nombre d’agence Belfius salariés. En outre, les agences concernées sont des petites agences fonctionnant essentiellement par rendez-vous avec sa clientèle, d’après les responsables de la banque.

La raison invoquée pour ces fermetures serait principalement un taux d’occupation jugé peu satisfaisant. "Nous suivons le comportement des clients. C’est lui qui dicte la vitesse à laquelle nous transformons. Donc, nous regardons au jour le jour, semaine par semaine, comment les contacts en agence évoluent, comment les contacts à distance évoluent, et nous ajustons les compteurs en fonction des comportements de nos clients. Cela nous permet de rationaliser le réseau", précise le responsable du département commercial, Olivier Onclin.

Disparition de 35 équivalents temps plein

Ces fermetures entraîneront la disparition de 35 postes équivalents temps plein, mais les personnes à la tête de ces postes supprimées ne seraient pas licenciées, mais réaffectées ailleurs. Il n’y aura donc pas de licenciements secs. C’est en bout de chaîne que ces 35 emplois vont disparaître. Belfius parle de départs naturels qui ne seront pas remplacés."Nous rassemblons le département des contacts à distance, autrement dit les contacts téléphoniques, vidéo conférence, chat, et nous créons des synergies comme ça qui nous permettent de ne plus remplir ces 35 postes", explique Olivier Onclin.

Les syndicats eux se sont dits inquiets, car depuis plusieurs années, le nombre d’emplois est en baisse chez Belfius. "Nous sommes très fâchés, car la charge de travail est loin de diminuer. La charge de travail augmente, le nombre d’emplois diminue, et donc ceux qui vont rester auront encore plus à faire, alors qu’ils sont déjà largement noyés par la charge de travail. Ça, c’est un élément. L’autre élément qui nous fâche aussi est qu’on ne sait pas où il y aura des pertes d’emploi. Et là, c’est possible qu’il y en ait des deux côtés. Cela peut être lié à la fermeture d’agences, des départs à la pension non renouvelés ou des gens qui vont changer de fonction au sein de la banque," déclare Pierre Verhelst, permanent CNE chez Belfius.

Des agences de moins en moins fréquentées 

Ces dernières années, les annonces de fermeture d'agences bancaires se sont multipliées en Belgique. Cela a été le cas chez BNP Paribas Fortis en mars dernier et ING en octobre 2016. La fermeture des 24 agences bancaires Belfius n'étonne pas la Fédération belge du secteur financier, Febelfin. " La suppression des agences bancaires est une tendance depuis plusieurs années. Pourquoi? parce qu'il y a une baisse de fréquentation des agences. Des opérations qui nécessitaient de se déplacer peuvent être réalisées en ligne. On assiste d'ailleurs à une augmentation des abonnements numériques", avance la porte-parole de Febelfin. Mais, pour elle, toutes les agences ne disparaîtront pas en Belgique. "Les moins de 35 ans privilégient l'utilisation des applications bancaires en ligne, tandis que les plus de 55 ans se rendent encore dans des agences. Sachant cela, les banques veilleront à garder un équilibre entre la conservation de canaux physiques, d'un côté et le développement de la digitalisation de l'autre", conclut Isabelle Marchand. En dehors d’une baisse de fréquentation, d’autres arguments peuvent intervenir pour décider de la suppression d’une agence. Mais dans ce cas, c’est une question de stratégie propre chaque banque.

Direct de Guillaume Woelfle dans notre JT 13h :

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