Barroso chez Goldman Sachs: pas de "violation du devoir d'intégrité"

Dans un rapport rendu public ce lundi, le comité d'éthique ad hoc de l'UE a estimé qu'en intégrant la banque d'affaires Goldman Sachs, l'ancien chef de l'exécutif européen José Manuel Barroso n'avait pas bafoué le code de conduite. 

"Sur la base des informations fournies par M. Barroso dans une lettre adressée au président Juncker, et considérant le code de conduite pour les commissaires, il n'y a pas d'éléments suffisants pour établir une violation du devoir d'intégrité et de réserve", conclut le comité, dont l'avis est non-contraignant.

Pas cette banque là!

Le recrutement début juillet par Goldman Sachs de celui qui a présidé la Commission de 2004 à 2014 avait soulevé une vague d'indignation populaire. Le président français François Hollande l'avait qualifié de "moralement inacceptable".

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker avait lui-même confié qu'il ne voyait pas de problème à ce qu'il "prenne une fonction dans une banque privée, mais pas celle-là!"

Il avait alors expliqué que "Goldman Sachs a été un de ces ensembles qui ont contribué, sachant ou ne sachant pas, à l'émergence d'une crise financière et économique énorme au cours des années 2007, 2008 et 2009".

De son côté, Jose Manuel Barroso juge "sans fondements et complètement imméritées" toutes les critiques et les interrogations sur son intégrité. "Elles sont discriminatoires à mon égard et contre Goldman Sachs", se défend-il.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK