Les bourses mondiales continuent leur inquiétante chute

Les investisseurs sont comme un boxeur sur un ring, ils reçoivent coup sur coup en se demandant quant la série infernale va s'arrêter.

Retenons un seul chiffre : après onze séances consécutives en baisse (un record), l'indice Bel 20 qui regroupe les plus grandes sociétés cotées à Bruxelles, a perdu 17%.

Et c'est le même écart pour l'indice eurostoxx 50. Il représente les 50 actions les plus importantes des marchés de la zone euro.

C'est vraiment beaucoup et on voit mal ce qui pourrait stopper la chute.

Aucun élément concret positif n'est intervenu ces dernières heures et les interventions de la BCE ont fait long feu.

L'ouverture des marchés européens est restée dans la même tonalité. A 10h00 (heure belge), la Bourse de Paris perdait 2,62%, celle de Londres piquait du nez et cédait 5%, Madrid s'enfonçait en lâchant plus de 3% tandis que le Dax de Francfort perdait 6%.

Cependant, en cours de journée (11H50 GMT, 13H50 heure belge), les principales places boursières d'Europe repassaient dans le vert. La Bourse de Londres notamment s'est reprise, tout comme celles de Madrid (+0,25%) et de Paris (+0,83%).

Les marchés restent toutefois très volatiles.

Barack Obama rassure plutôt mal que bien

Barack Obama qui rassure plutôt mal que bien et le Dow Jones qui recule de 5,5%, impossible dans de telles conditions que les marchés se reprennent ce mardi matin.

Et donc la glissade continue avec des marchés extrêmement volatiles.

Cela veut dire que les écarts changent très vite mais avec une seule constante : ils sont toujours dans le rouge. Et pas qu'un peu.

On voit mal comment les bourses européennes pourraient inverser la tendance durant la journée.

Effet boule de neige et raisons objectives

La question est posée : y-a-t-il un effet boule de neige sur les marchés ou bien des raisons objectives pour expliquer cet effondrement ? Les deux, apparemment. 

Le comportement des investisseurs est assez prévisible. Quand le mouvement est lancé, tout le monde suit et la baisse s'amplifie.

Et puis, tout est réuni pour accroître le doute : la cacophonie des dirigeants européens, les propos sans substance de Barack Obama, la crainte d'une récession, difficile de trouver des raisons d'optimisme.

Risque de récession ?

Tous les regards vont se tourner vers la Réserve fédérale américaine et son éventuelle réponse au niveau risque de ralentissement de l'économie des Etats-Unis, ce mardi soir.

La baisse des marchés financiers dans la foulée de l'abaissement de la note souveraine des Etats-Unis refléterait bien davantage une inquiétude face au ralentissement de l'économie mondiale davantage que des craintes liées à la dette américaine.

Y-a-t-il des signes clairs de ce risque de récession? 

Il y eu ces dernières semaines quelques indicateurs défavorables aux Etats-Unis mais aussi, dans l'autre sens, des chiffres pas trop mauvais pour le marché du travail.

C'est donc surtout par anticipation que les opérateurs réagissent. 

La dégradation de la note américaine, la chute de Wall Street, autant d'éléments qui aboutiront in fine à une réduction des moyens disponibles pour assurer la continuité de la croissance américaine.

Et puis, n'oublions pas que les Etats-Unis se remettent à peine d'une récession provoqué par la crise financière de 2008 et qu'ils s'en sont remis très difficilement.

La croissance n'a jamais été suffisante pour enrayer la montée du chômage.

Enfin, si en 2008/2009 les pays émergents, Chine en tête ont sauvé la croissance mondiale, il n'est pas certain que ce soit encore possible aujourd'hui.

En Belgique ?

Il faut voir de quelle ampleur pourrait être le ralentissement mondial, mais jusqu'à présent notre économie est performante.

Évidemment, la Belgique n'a pas la taille pour ramer à contre-courant, la fin de l'année et le millésime 2012 seront plus difficile.

De quoi compliquer la tâche des huit partis réunis autour d'Elio Di Rupo qui devront plancher sur le budget 2012. Pour Yves Leterme, Premier ministre démissionnaire, la confection du budget 2012 incombe en effet au formateur.

M. Visart avec Julien Vlassenbroek


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