Banques et énergies polluantes: KBC dit mener une politique de désinvestissement

Banques et énergies polluantes: KBC dit mener une politique de désinvestissement
Banques et énergies polluantes: KBC dit mener une politique de désinvestissement - © FILIP DE SMET - BELGA

La banque belge KBC mène "une politique active de désinvestissement" en ce qui concerne les combustibles fossiles, assure-t-elle mercredi en réaction à une étude de la Coalition Climat sur de tels investissements - 40 milliards d'euros ces deux dernières années - des grandes banques belges ou actives dans le pays.

KBC, qui prendrait 2,22 milliards d'euros de cette somme à son compte, explique avoir adopté en septembre dernier de nouvelles lignes directrices pour sa politique en matière de prêts et d'assurance des activités des entreprises du secteur de l'énergie. La banque s'est ainsi notamment engagée à faire grimper la part de sources d'énergie renouvelable dans le total des prêts consentis à ce même secteur à au moins 50% d'ici 2030, alors qu'elle est actuellement de 42%.

Un arrêt immédiat et total ne serait pas possible aujourd'hui

L'institution bancaire a par ailleurs immédiatement mis fin au financement de l'extraction du charbon et à la production d'électricité à partir de ce même combustible (à l'exception de la République tchèque, où elle travaille à un scénario de sortie), et compte faire de même en ce qui concerne le financement de la production d'électricité à partir de pétrole.

La banque ajoute encore que désinvestir de ces combustibles fossiles doit faire partie d'un ensemble plus large. Au regard de considérations notamment technologiques et macro-économiques, KBC estime qu'un arrêt immédiat et total de toute forme de financement de projets existants et futurs à partir de combustibles fossiles n'est pas possible aujourd'hui.

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