Azimut: créer son entreprise pour mettre une claque au chômage

Créer son entreprise, une alternative au chômage.
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Créer son entreprise, une alternative au chômage. - © Tous droits réservés

Non, le chômage n’est pas une fatalité. Il est possible de créer son propre emploi, sa petite entreprise et de s’épanouir professionnellement. C’est ce que tend à prouver l’expérience d’Azimut lancée en 2001. A ce jour, cette coopérative d’activité wallonne a accompagné 2200 porteurs de projet, essentiellement des chercheurs d’emploi et, au final, un tiers de ces candidats auto-entrepreneurs ont créé leur propre emploi, leur propre activité en devenant indépendants.

Un bilan dont la directrice d’Azimut, Valérie Galloy, en est d’autant plus fière que la grande majorité des projets se sont installés dans la durée.  "79 % à 5 ans subsistent. Si l’on compare ce résultat par rapport à la moyenne belge qui est de 69 %, on voit que l’on apporte une plus-value en termes de pérennité et de durabilité."

S’il y a une recette à cette réussite sur la durée, c’est la motivation. Le public qui s’adresse à cette coopérative d’activité veut en sortir et s’épanouir dans son travail. Dans le même même temps, les candidats qui se présentent ont généralement entre 30, 50 et 60 ans et affichent déjà de l’expérience et des compétences. Mais on n’en devient pas pour autant indépendant et efficace d’un coup de baguette magique. Le statut d’indépendant s’apprend, se travaille tant au niveau de la gestion que du  marketing, de la stratégie, de la prospection client, etc.

Les secteurs de prédilection

Les secteurs d’activité les plus appréciés sont les services, les soins aux personnes, les services aux entreprises, la vente, la communication, tout ce qui touche au sites web. Pour la plupart, des secteurs qui ne nécessitent pas de gros investissements de départ. Ce qui limite d’autant les risques financiers en cas d’échec.
Ceux qui échouent après quelques années rebondissent le plus souvent comme salariés, explique Valérie Galloy : " Ces profils intéressent beaucoup les agences d’intérim, ils ont de l’expérience, ils ont de la motivation, ils ont des compétences. Et surtout, ils ont osé. "
L’intérêt de cette expérience est aussi que même ceux qui n’ont pas créé leur propre entreprise après avoir suivi les premières formations chez Azimut, s’insèrent plus facilement sur le marché de l’emploi.
Un tiers des participants crée son emploi, et les deux autres tiers vont, soit retrouver un emploi, soit entamer un nouveau parcours de formation ou de recherche d’emploi, en ayant fait le deuil de leur projet.

 

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