Avec ses avions en noir-jaune-rouge, Air Belgium s'apprête à prendre son envol

Des traits noir, jaune et rouge sur un Airbus A340 immaculé : la compagnie Air Belgium, dont les avions prendront les airs dans les prochaines semaines, affiche la couleur. Air Belgium, c'est la matérialisation d'un projet un peu fou né en 2016 à l'initiative de Niky Terzakis. L'homme de 57 ans a été à la tête de TNT Airways pendant 15 ans. C'est lui qui a permis le développement des vols de nuits à Liège Airport.

Avec sa toute nouvelle compagnie, Niky Terzakis s'apprête à lancer les premiers vols longs courriers vers la Chine et Hong Kong au départ de l'aéroport de Charleroi. Air Belgium veut proposer un service innovant pour les hommes d'affaires. "En un temps record, un homme d'affaires pourra se parquer devant ce bâtiment. Il aura 70 mètres à marcher et il sera pris en charge directement pour l'embarquement de l'avion. Et ça je pense que personne d'autre ne pourra le faire", expliquait Niky Terzakis au moment de présenter son nouveau projet.

Mais, précise le patron de la compagnie sur le plateau du journal télévisé de la une, "on s'adresse à tous les types de voyageurs, ceux qui souhaitent faire un city-trip pourront le faire. Le premier billet en classe économique sera vraiment très bon marché".

Un marché concurrentiel

Air Belgium espère transporter 500.000 passagers par an. La compagnie devrait permettre la création de 600 emplois directs et indirects en Belgique. Pour Jean-Luc Crucke (MR), ministre wallon en charge des aéroports, "ça augure de beaux jours pour la Wallonie. C'est ce message-là qu'on va développer : il faut compter avec les aéroports wallons et avec une forme de réindustrialisation de la Wallonie". Si Air Belgium a fait le choix de Charleroi, c'est aussi pour sa situation. "L'avenir, c'est de désengorger les aéroports comme Bruxelles", affirme Niky Terzakis qui pointe la difficulté d'accès de Zaventem, à proximité d'un ring souvent encombré.

Mais rien n'est gagné. La compagnie dont les actionnaires majoritaires sont Belges s'engage dans un pari audacieux. Avec un capital de 20 millions d'euros, elle devra se faire une place dans un marché aujourd'hui très concurrentiel. Un marché où le low cost est de plus en plus dominant et où l'autre compagnie belge, Brussels Airlines, traverse une zone de turbulence.

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