Avec le réchauffement climatique, la neige fond, les stations de ski aussi

Avec le réchauffement climatique, la neige fond, les stations de ski aussi
Avec le réchauffement climatique, la neige fond, les stations de ski aussi - © CHRISTOF STACHE - AFP

Les effets du changement climatiques ont un impact bien visible pour les stations de ski, particulièrement les stations de basse altitude. Dans les Alpes françaises, la température grimpe plus vite qu'ailleurs en France : +2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Fortement dépendantes de la neige, qui tend à disparaître, ces changements sont un défi pour les stations.

La station d'Aillon-le-Jeune compte deux télésièges et cinq téléskis, sa faible altitude - 1000 mètres - en fait l'une des stations dont l'avenir est incertain. Philippe Trépier, maire de la petite commune, raconte le combat pour conserver ses remontées mécaniques : "Plusieurs audits ont été faits sur notre station et les remontées mécaniques d’Aillons-Margériaz 1000 n’avaient pas assez de passages de skieurs pour pouvoir rentabiliser correctement une société de remontées mécaniques".

Un village qui repose sur l'or blanc

Pour Serge Tichkiewitch, membre de l’association des Amis du Val d’Aillon, leur disparition serait une catastrophe pour le village, son économie étant principalement basée sur le ski depuis un demi-siècle. "Vous supprimez les activités locales, les jeunes vont partir et vous fermez les écoles également. Quand on commence à fermer les écoles, on ferme la poste, on ferme tout le reste et c’est un village qui se perd."

Ces dernières années, la commune a beaucoup investi pour réduire sa dépendance au ski. Elle développe notamment le tourisme estival avec des tyroliennes, une piscine municipale et le développement de la randonnée.

À défaut de neige, créons-la

L'hiver reste la principale période de revenus, le village mise donc sur la neige artificielle. Malgré le réchauffement climatique, Serge Tichkiewitch remarque que "la neige a quand même tendance à remonter en altitude. Des solutions techniques existent". Quand il y a de l'eau, il y a de la neige de culture, explique-t-il.

Pour l’association écologique Mountain Wilderness, investir dans des canons à neige est une bataille perdue d’avance contre le réchauffement climatique. Son président, Freddy Mayland, n'est pas contre : "Si c’était uniquement du dépannage et qu’on mettait un petit coup de canon à neige, mais maintenant on ne met que ça partout. On sait que cette activité en moyenne montagne peut encore survivre, mais qu’elle n’a pas d’avenir. Ce n’est pas comme ça qu’on va développer le tourisme en montagne".

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