Augmentation du timbre poste à 95 centimes, et retour du timbre prior à 1 euro

Augmentation du timbre poste à 95 centimes, et retour du timbre prior à 1 euro
Augmentation du timbre poste à 95 centimes, et retour du timbre prior à 1 euro - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

L'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) a approuvé une augmentation de 7,44% en moyenne par Bpost, dès le 1er janvier 2019, de ses tarifs pour les lettres et colis standard, a annoncé mercredi le régulateur du secteur des télécoms. En 2018, l'IBPT avait refusé une hausse du prix du timbre, d'où cette forte augmentation cette année.

Cette hausse substantielle des tarifs concerne les services postaux dits du "panier des petits utilisateurs", c'est-à-dire les lettres et colis standard pour les particuliers et les petits professionnels.

Ces tarifs marquent le retour à des timbres "prior", avec distribution du courrier le jour ouvrable suivant, et "non-prior", avec distribution dans les trois jours ouvrables maximum; une distinction qui avait été supprimée début 2007.

50 à 100 millions d'euros de surcoût financé par le petit utilisateur

"Pour le timbre prior, le passage du tarif unitaire à 1 euro représente une augmentation de 14,9% par rapport à 2018 et de 26,6% par rapport à 2017, année où l'IBPT a refusé la hausse des prix demandée par bpost (dans le cadre de l'ancienne loi postale). Le nouveau timbre non-prior sera, avec un tarif unitaire de 0,95 euro, commercialisé à un prix plus élevé que l'actuel timbre prior (0,87 euro)", précise le régulateur, qui a calculé que par rapport à 2017, les petits utilisateurs paieront ensemble en 2019 un surcoût de l'ordre de 50 à 100 millions d'euros pour les services proposés par bpost.

L'IBPT estime que ces augmentations tarifaires ne seraient peut-être pas compatibles avec le principe d'orientation sur les coûts tel qu'appliqué dans sa décision tarifaire de 2017. Mais avec la nouvelle loi postale, l'IBPT ne peut plus réellement contrôler le principe d'orientation sur les coûts, souligne l'Institut.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK