ArcelorMittal renoue avec les bénéfices au 2e trimestre et confirme ses prévisions

Le géant de l'acier ArcelorMittal, porté par l'Europe, a confirmé vendredi ses objectifs annuels pour l'ensemble de l'année après avoir renoué avec un "léger bénéfice net" au second trimestre.

Bien que dans le rouge sur l'ensemble du premier semestre avec des pertes atteignant 549 millions de dollars, le groupe a réalisé un "léger bénéfice net" de 179 millions de dollars au second trimestre, soit plus de trois fois supérieur à celui de l'an dernier sur la même période, a souligné le PDG Lakshmi Mittal, cité dans un communiqué.

"Des résultats opérationnels constants"

Dans un contexte qualifié "d'ardu", avec des "pressions persistantes sur les prix de l'acier et du minerai de fer", ArcelorMittal a "produit des résultats opérationnels constants par rapport au premier trimestre", s'est félicité le patron du groupe.

En comparaison au second trimestre 2014, la performance d'ArcelorMittal est toutefois en baisse. Le chiffre d'affaires a plongé de 18,2% à 16,9 milliards de dollars. Sur l'ensemble du semestre, il chute de 16% à 34 milliards de dollars.

Au second trimestre, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a également fortement dégringolé de 20,6% à 1,4 milliard de dollars par rapport à l'an dernier. Sur l'ensemble du semestre, il chute de 21% à 2,8 milliards de dollars.

Le groupe maintient toutefois son objectif annuel d'Ebitda dans une fourchette comprise entre 6 et 7 milliards de dollars, en baisse par rapport aux 7,2 milliards de dollars dégagés l'an dernier.

En mai, à l'occasion de la publication des résultats du premier trimestre, il avait abaissé de 500 millions d'euros le bas de la cible.

Il est vrai que ces deux dernières années, il avait été contraint à chaque fois d'émettre un avertissement sur résultat à l'occasion de la publication des semestriels.

Demande stable

Pour le reste de l'année, le groupe sidérurgique prévoit une demande d'acier stable à l'échelon mondial, mais s'attend à la poursuite de la reprise de la demande en Europe et à une amélioration aux Etats-Unis par rapport à la première partie de l'année marquée par d'importants destockages.

Lakshmi Mittal s'est par ailleurs réjoui de "la poursuite de l'embellie en Europe", région où le groupe a mené de profondes restructurations depuis le début de la crise, avec notamment la fermeture au printemps 2013 des hauts-fourneaux de Florange, en Lorraine.

Sur le Vieux continent, l'Ebitda s'est amélioré de 10% par rapport au premier trimestre à 680 millions de dollars, soit pratiquement la moitié du total, mais il cède toutefois 1,3% par rapport à l'an dernier.

Le secteur minier, très affecté par la baisse des prix du minerai de fer, "a affiché de solides performances", a-t-il assuré, précisant "qu'ArcelorMittal Mines Canada a enregistré des niveaux d'expéditions record" avec 7 millions de tonnes au second trimestre "et une amélioration des coûts".

Reste des préoccupations

Pour faire face à la chute des prix, le groupe a augmenté sa production de 2,7% par rapport au second trimestre 2014 avec des expéditions atteignant 10,8 millions de tonnes. ArcelorMittal s'est fixé de réduire de 15% les coûts dans le secteur minier d'ici la fin de l'année.

Le groupe demeure toutefois "préoccupé" par la concurrence des importations d'acier chinois ou russe, principalement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe, ses deux principaux marchés.

"Si nous sommes quelque peu encouragés par les récentes actions prises par les États-Unis et l'Europe concernant de potentiels mesures de défense commerciale, nous agissons aussi de notre côté pour adapter notre activité", a toutefois expliqué le PDG.

Enfin, la dette nette du groupe est restée stable par rapport au premier trimestre à 16,6 milliards de dollars, le sidérurgiste maintenant son objectif à moyen terme de l'abaisser à 15 milliards.

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