ArcelorMittal: l'assainissement des sites sera long et très coûteux

Pour la dépollution des sites du "chaud", la Spaque avait déjà fourni une estimation minimale : 683 millions d'euros pour un total de 305 hectares, y compris la cokerie d'Ougrée. A ces 305, s'ajoutent maintenant entre quarante et cinquante hectares à Marchin, Flémalle et Tilleur.

Des sites de ce genre ont déjà été dépollués. Les forges et laminoirs de Jemappes par exemple. Il a fallu y traiter des terres gorgées de métaux lourds et d'hydrocarbures aromatiques polycycliques.

Les sites des cokeries sont encore plus pollués. Les sols y sont contaminés par des cyanures - c'est ce qui les rend bleus. Là aussi l'expertise existe ; la cokerie de Flémalle est en pleine réhabilitation.

S'ajoute à tout cela une difficulté. L'histoire. Pendant deux cents ans pour certains endroits, au fur et à mesure des démolitions et des reconstructions, les pollutions se sont superposées aux pollutions. Et c'est là que pourrait se jouer une pièce juridique pour savoir qui va payer. Car selon le décret sols de la Région wallonne, si la pollution ne constituait pas une menace grave en l'état des connaissances scientifiques et techniques au moment où elle a été générée, l'exploitant, autrement dit Mittal, peut être exonéré de ses obligations en matière de dépollution.

F. Braibant

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