ArcelorMittal: Florange en danger, les syndicats se disent "prudents"

Le responsable syndical FO Walter Broccoli le 20 février 2012 à Florange
Le responsable syndical FO Walter Broccoli le 20 février 2012 à Florange - © Jean-Christophe Verhaegen (AFP)

Les responsables syndicaux d'ArcelorMittal de Florange (Moselle) se sont dits "prudents", jeudi, après les annonces du quotidien Libération, qui affirme que l'aciériste a confirmé au gouvernement la fermeture définitive de ses hauts-fourneaux en Lorraine.

"Il est urgent d'attendre et d'écouter ce qu'a à nous dire Arnaud Montebourg", a déclaré à l'AFP un responsable syndical FO, Walter Broccoli, alors que le ministre du Redressement productif est attendu jeudi après-midi sur place.

Selon le journal, qui ne cite pas de source, le groupe sidérurgique installé à Luxembourg a confirmé au gouvernement sa décision de fermer définitivement les deux hauts-fourneaux P3 et P6, comme le redoutent les syndicats, alors qu'un comité central d'entreprise (CCE) sur l'avenir du site a lieu lundi.

Ces hauts-fourneaux, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011, emploient 550 des 2800 employés du site lorrain.

Mais, toujours selon Libération, "le gouvernement est, depuis trois semaines, en négociations avancées pour obtenir de Mittal qu'il accepte de céder la 'filière chaude' (hauts-fourneaux et aciérie) pour l'euro symbolique".

"Je ne sais pas où Libération a eu son info. Mais ça fait un an que nous disons que les hauts-fourneaux risquent de fermer, et personne ne nous croyait. On n'est pas vraiment surpris mais il faut voir si Arnaud Montebourg confirme ou infirme", a expliqué à l'AFP un responsable CFDT, Jacques Minet. "Tant que le nouvelle n'est pas tombée, on est encore dans l'espoir", a-t-il ajouté.

Pour son collègue FO, "l'objectif, c'est de voir couler l'acier en Lorraine, mais il faut voir dans quelles conditions: comment vont être traités les salariés, avec quelles stratégies, et quelle somme l'Etat est-il prêt à mettre?", a-t-il interrogé.

AFP

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