Apple ne connaît pas la crise, la firme dépasse les 2000 milliards de dollars en bourse

Apple ne connaît pas la crise, la firme dépasse les 2.000 milliards de dollars en bourse
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Apple est la première entreprise cotée à Wall Street à dépasser la barre des 2000 milliards de capitalisation en bourse. L’équivalent de quatre fois le PIB de la Belgique.

Jusqu’alors seul le géant pétrolier saoudien, Aramco, avait brièvement réalisé cette performance boursière : être valorisé au-delà des 2000 milliards de dollars en Bourse, soit l’équivalent de 1688 milliards d’euros. Le franchissement de ce seuil symbolique confirme, en pleine pandémie du Covid-19, la forme insolente de la firme à la pomme. Il y a à peine deux ans, Apple était déjà la première entreprise à franchir le cap des 1000 milliards. Au sein du Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques de la Bourse de New York, seul Microsoft et ses 1600 milliards de capitalisation est en mesure de suivre le rythme effréné imposé par Apple.

À titre de comparaison, la valorisation actuelle de l’entreprise équivaut à quasiment 7 fois l’ensemble du Bel 20. Et, à l’échelle d’une nation, Apple rivalise avec le PIB brésilien ou celui de l’Italie et à ce titre pourrait, sans sourciller, s’inviter à la table du G7. Seulement, quand les états voient leurs performances économiques largement freinées par la crise du coronavirus, la firme de Cupertino a vu son action grimper de plus de 125% à Wall Street, portée depuis un an par des profits nets de 58 milliards pour un chiffre d’affaires de 274 milliards de dollars. Au fil des ans, l’action Apple est devenue une valeur sûre pour les investisseurs.

La recette du succès, ne plus miser que sur l’iPhone

" La progression rapide d’Apple vers les 2000 milliards de dollars est d’autant plus extraordinaire qu’elle n’a pas fait grand-chose depuis deux ans." La sentence est signée du New York Times. Peu de nouveaux produits mis sur le marché, pas d’innovation révolutionnaire à l’horizon, l’ère Steve Jobs est bel et bien révolue. Depuis qu’il a repris le flambeau, Tim Cook, son successeur, s’attache davantage à créer un écosystème autour des produits existants. Un écosystème diablement rentable. Il y a deux ans, le téléphone représentait 55% des revenus de la firme. Il est tombé à 44% aujourd’hui. Apple a réussi à devenir un marchand de services, allant du stockage dans le cloud, facturé aux clients, à la vente d’applications tierces, moyennant un prélèvement non négligeable de 30%, en passant par la musique et la vidéo en streaming.


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L’action Apple peut-elle encore grimper ?

Actuellement, l’action du géant se négocie aux alentours de 480 $, un record historique, et les analystes de Wall Street sont relativement optimistes quant à la poursuite de cette hausse. A en croire le site Boursorama, sur les 40 cabinets d’analystes recensés, pas moins de 22 recommandent d’acheter l’action au cours actuel. 3 cabinets incitent les investisseurs à renforcer leurs portefeuilles et 11 à conserver leurs actions déjà acquises. Il faut dire que l’arrivée prochaine de l’iPhone 12, avec un nouveau design et une compatibilité 5G, devrait booster les ventes de fin d’année. Et ce alors qu’Apple a annoncé vouloir procéder à un split (fractionnement) par quatre de son action. Le titre serait donc beaucoup plus accessible aux petits investisseurs individuels, ce qui devrait augmenter mécaniquement son cours.

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