Alstom va supprimer au moins 1 300 postes en Europe mais pas en Belgique

"Les 1 300 postes dont je parle concernent un certain nombre d'activités d'Alstom Thermal Power, l'informatique et les coûts centraux. Ce sont des programmes qui ont été engagés il y a quelques semaines et qui sont en cours de réalisation", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse téléphonique.

"Est ce qu'il y en aura d'autres? On verra. Je ne veux certainement pas vous les annoncer avant d'en parler avec les partenaires sociaux, mais nous allons ajuster notre outil industriel où et quand il faut, au rythme correspondant à nos besoins", a ajouté Patrick Kron.

Le PDG a refusé d'être plus précis quant aux pays concernés mais indiqué que ces mesures seraient appliquées "essentiellement en Europe".

Il a souligné qu'Alstom venait d'annoncer une révision à la hausse de ses coûts de restructuration, dans une fourchette de 150 à 200 millions d'euros par an, contre 100 à 150 millions jusqu'à présent.

Alstom emploie au total 93 000 personnes, dont 18 000 en France, selon de récentes communications du groupe. Alstom est également présent en Belgique, notamment à Marcinelle et Marchienne-au-Pont (Charleroi), Bruxelles et Muizen (province d'Anvers).

En 2010, Alstom a déjà lancé un plan de suppressions de près de 4000 emplois en Europe et aux Etats-Unis dans sa branche centrales électriques. En 2011, c'est l'autre activité principale, la branche transport (matériel ferroviaire), qui était concernée par un plan de 1380 emplois.

Pas de perte d'emplois en Belgique

Selon Sonia Thibaut, une des porte-paroles d'Alstom en Belgique, les sites de Marchienne-au-Pont (Charleroi) et de Muizen (Malines), qui évoluent dans le secteur d'activités concerné par les pertes d'emplois (Alstom Thermal Power), ont déjà fait l'objet d'un "plan de redéploiement" au printemps dernier. Cette restructuration avait entraîné 32 suppressions de postes. Et il n'est donc plus question, pour l'instant, d'évoquer d'autres pertes d'emploi en Belgique.

Belga

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