Alstom signe le rachat de Bombardier Transport à un prix revu en baisse

La commission européenne avait autorisé sous condition fin juillet ce rachat
La commission européenne avait autorisé sous condition fin juillet ce rachat - © Oliver Killig - BELGAIMAGE

Le constructeur ferroviaire français Alstom a annoncé ce mercredi la signature du contrat d’acquisition du canadien Bombardier Transport pour un prix revu à la baisse, "attendu jusqu’à 5,3 milliards d’euros".

La réalisation de l’opération, qui doit donner naissance au numéro deux mondial du rail, est désormais "attendue pour le premier trimestre 2021", a indiqué le groupe français dans un communiqué. Il tablait auparavant sur une conclusion au premier semestre.

Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires est prévue le 29 octobre 2020.

L’acquisition de Bombardier Transport représente une étape transformante pour Alstom

La fourchette initiale de la transaction était comprise entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros. Mais Alstom avait prévenu en août qu’il allait tenir compte de difficultés "non prévues" au sein de la branche ferroviaire du groupe canadien Bombardier dans les négociations sur le prix d’achat.

"L’acquisition de Bombardier Transport représente une étape transformante pour Alstom. Elle va permettre au groupe d’accélérer sur sa feuille de route stratégique et de renforcer son leadership dans un contexte de marché dynamique", a déclaré le PDG du constructeur français, Henri Poupart-Lafarge, cité dans le communiqué.

"La structure de financement de l’acquisition reste identique à celle communiquée précédemment […]. Comme annoncé en février dernier, selon les nouveaux termes de l’acquisition, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) deviendra le premier actionnaire d’Alstom avec environ 18% du capital et des droits de vote", a précisé Alstom.

CDPQ est le premier actionnaire de Bombardier Transport dont il détient 32,5% du capital.

La commission européenne avait autorisé sous condition fin juillet ce rachat qui intervient un an et demi après le mariage avorté entre Alstom et Siemens.
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK