Allemagne: augmentation de la proportion des travailleurs pauvres

Les bas salaires en Allemagne touchent beaucoup les coiffeurs. Ici à Berlin.
Les bas salaires en Allemagne touchent beaucoup les coiffeurs. Ici à Berlin. - © AFP / BRITTA PEDERSEN

La proportion de travailleurs pauvres en Allemagne a augmenté entre 2006 et 2010, d'après des chiffres publiés par l'Office fédéral allemand des statistiques, Destatis. Cette étude confirme une tendance de long terme.

Dans les entreprises allemandes d'au moins dix employés, la part des travailleurs pauvres est passée de 18,7% en 2006 à 20,6% en 2012. C'est une étude de Destatis, réalisée tous les quatre ans sur 1,9 millions de salariés, qui l'affirme.

Dans leur grande majorité, les travailleurs pauvres sont en contrat à durée déterminée (CDD), à temps partiel ou en intérim, ce que l'Office des statistiques qualifie "d'emplois atypiques".

Pas de salaire minimum

Destatis rappelle que, par convention, il considère les "bas salaires" comme ceux inférieurs aux deux tiers du salaire médian de l'ensemble de la population active. En Allemagne, un "bas salaire" est donc un salaire horaire inférieur à 10,36 euros brut.

D'après l'Office fédéral des statistiques, les bas salaires en Allemagne touchent surtout les chauffeurs de taxi (87% d'entre eux sont concernés), les coiffeurs (85,6%), les agents d'entretien (81,5%), ou encore le personnel de la restauration et de l'hôtellerie (77,3%).

En Allemagne, il n'existe pas de salaire minimum mais les partenaires sociaux peuvent en fixer un, région par région et secteur par secteur. Les syndicats allemands en réclament un d'au moins 8,50 euros brut de l'heure. En vain, jusqu'à présent.

Belga

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