Qu'a fait Albert Frère pour la région de Charleroi ?

Quand on arrive à Gerpinnes, ce qui marque le plus, c'est une atmosphère champêtre, de jolis clochers et des ruelles pittoresques. Cette commune présente un vrai paysage de carte postale. Un bonheur pour ses 12 200 habitants. Gerpinnes compte aussi, sur son territoire, un citoyen un peu particulier. Derrière une immense allée bordée d’arbres, on distingue le domaine d'Albert Frère. Ses propriétés, ses forêts, ses bureaux et le siège de la CNP, un des holding du groupe qu'il dirige, sont très bien gardés.

Attaché mais peu visible

Même s'il s'exprime très rarement dans les médias, Albert Frère a toujours souligné son attachement à la région de Charleroi, sa région. Clairement, le seul Belge a figurer dans le top 500 des plus grandes fortunes mondiales (318ème place) du magazine Forbes aurait bien pu décider de quitter le pays. Il ne l'a jamais fait. L'homme le plus riche de Belgique est bel et bien domicilié à Gerpinnes depuis la fin des années 80.

Mais l'homme d'affaire carolo reste extrêmement discret. "Lorsqu'il a été sollicité pour certains soutiens, il a toujours répondu présent", explique Philippe Busine, le bourgmestre, qui, lui-même, a rencontré le Baron Frère une seule fois en presque dix ans. "Mais les contacts que j'ai en tant que Bourgmestre, c'est essentiellement avec son fils Gérald, pas avec lui. C'est quand même une personnalité dont on parle beaucoup, mais, finalement, qu'on voit peu".

Qu'a-t-il fait pour sa région ?

Albert Frère est-il aussi discret vis-à-vis des forces vives de sa région ? Avant 1982, c'est clair, l'homme était en première ligne. Président de la Chambre de commerce de Charleroi de 73 à 82, il a mis son temps et son carnet d'adresse au service du développement de certains projets importants pour Charleroi, comme l'aéroport, le petit ring ou le rapprochement avec les universités. Ensuite ? Certains parlent d'un "tournant", d'une "rupture"...

Regardez notre reportage:

Eric Destiné

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