Aigle Azur: 4 candidats sur les rangs, Air France et Dubreuil jettent l'éponge

Un avion de la compagnie Aigle Azur, le 25 août 2017
Un avion de la compagnie Aigle Azur, le 25 août 2017 - © PHILIPPE HUGUEN

Air France et le groupe Dubreuil, qui envisageaient de déposer une offre conjointe pour Aigle Azur, ont finalement jeté l'éponge, laissant quatre candidats sur les rangs pour reprendre la compagnie aérienne en liquidation judiciaire.

Parmi les quatre offres figurent celle de deux anciens dirigeants d'Air France, Lionel Guérin et Philippe Micouleau, celle de Gérard Houa, actionnaire à hauteur de 19% d'Aigle Azur via la société Lu Azur, celle de Vueling, la compagnie low-cost du groupe IAG, et une offre en nom propre, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

La compagnie Air France, qui figurait parmi les sept repreneurs potentiels qui s'étaient manifestés auprès du tribunal de commerce d'Evry, "n'a pas déposé de nouvelle offre (...) considérant que les conditions n'étaient pas réunies pour le faire", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Elle avait envisagé de faire une offre combinée avec le groupe Dubreuil, maison mère des compagnies Air Caraïbes et French Bee, qui a confirmé son retrait "conjointement" avec le groupe Air France.

"L’étude de récents éléments portés à notre connaissance a révélé des problématiques nouvelles liées notamment au passif social de l’entreprise. Les montants en jeu et les risques sociaux associés à la reprise des salariés ne nous permettent plus d'envisager un plan de reprise raisonnable et économiquement viable", a précisé le groupe Dubreuil dans un communiqué.

Il a invité "les collaborateurs d'Aigle Azur qui le souhaitent à postuler selon les opportunités de recrutement en cours ou à venir".

Le tribunal de commerce d'Evry a décidé lundi la liquidation d'Aigle Azur, en cessation de paiements, mais lui a accordé un sursis jusqu'au 27 septembre pour laisser une dernière chance aux candidats repreneurs afin de peaufiner leur offre. Il doit examiner lundi les nouvelles propositions.

La présidente du tribunal, Sonia Arrouas, avait insisté sur la "priorité" du tribunal qui est "la sauvegarde d'un maximum de salariés", soulignant la situation financière difficile de la compagnie qui accuse un "passif de 148 millions d'euros" et vraisemblablement "plus que ça parce que les comptes n'avaient pas été certifiés".

 

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