AGC Glass Europe annonce son intention de supprimer 95 emplois à Louvain-la-Neuve

Le siège européen d'AGC se trouve à Louvain-la-Neuve dans le Brabant wallon.
Le siège européen d'AGC se trouve à Louvain-la-Neuve dans le Brabant wallon. - © Hugues Van Peel.

La direction d’AGC Glass Europe a annoncé son intention de supprimer 95 emplois sur les 606 que compte son siège de Louvain-la-Neuve. Et ce lors d’un conseil d’entreprise qui s’est tenu ce jeudi. Le site brabançon wallon est le siège européen du groupe.

Selon le communiqué de l’entreprise active dans la production de verre plat pour la construction et le secteur automobile, la volonté est "de réduire structurellement les coûts fixes en vue d’atténuer les pertes qui se profilent inévitablement au cours des prochaines années. Après avoir souffert d’une détérioration générale du marché verrier au second semestre 2019 (demande en baisse, recul des prix sur fond de surcapacité), l’entreprise a en effet subi de plein fouet le ralentissement marqué pendant de longs mois, voire l’arrêt prolongé, de ses principaux secteurs consommateurs de verre : la construction et l’automobile".

Incertitude dans les secteurs de la construction et de l’automobile

Actuellement, les prévisions de production en Europe tablent sur un total de 15 millions de véhicules, contre 19 millions en 2019. Pour Jean-Marc Meunier, PDG du groupe, "avec l’augmentation d’un million de véhicules prévue par an, l’industrie ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2024".

Quant au secteur de la construction, la reprise s’annonce encore incertaine. "Celle-ci ne pourra pas à elle seule juguler les pertes du groupe attendues jusqu’en 2023", explique le CEO d’AGC Glass Europe. L’objectif sera à présent de se concerter sur des rencontres avec les représentants du personnel "pour considérer l’ensemble des solutions les plus socialement acceptables à la mise en œuvre de ce plan", selon la direction.

"Limiter la casse"

Du côté syndical, Manu Fernandez secrétaire régional CSC Bâtiment-Industrie explique que "la crise du covid-19 a accéléré les problèmes dans le secteur verrier. Malheureusement, ce plan prévoit le licenciement d’une personne sur 6 sur le siège. Une procédure Renault vient d’être lancée. Le dialogue avec la direction est bon mais nous regrettons cette annonce qui intervient juste après la crise du covid-19 et avant les vacances d’été. Nous allons tenter de limiter la casse et le nombre de licenciements".

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