Affaire Volkswagen: plusieurs ingénieurs sont passés aux aveux

Le groupe automobile impute la responsabilité de la tricherie à un petit groupe de personnes
Le groupe automobile impute la responsabilité de la tricherie à un petit groupe de personnes - © WILLIAM WEST - AFP

Plusieurs ingénieurs employés par le géant automobile allemand Volkswagen ont reconnu être responsables du trucage de moteurs diesel révélé il y a deux semaines, rapporte dimanche le journal allemand Bild, sans en divulguer le nombre ni l'identité.

Les services chargés d'enquêter en interne sur l'affaire, séisme de magnitude mondiale qui secoue le secteur automobile, "ont déjà reçu de premiers aveux", selon le journal, qui ne cite pas ses sources.

"Plusieurs ingénieurs ont témoigné avoir installé le logiciel truqueur en 2008"

Volkswagen a avoué il y a peu avoir équipé les moteurs de 11 millions de véhicules d'un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution. La révélation de cette tricherie a coûté son poste au patron du groupe Martin Winterkorn, et Volkswagen a promis de faire toute la lumière sur l'affaire, au moyen d'une enquête confiée à un cabinet d'avocats américain.

Une
Le groupe impute la responsabilité de la manipulation à "un petit groupe de personnes", et a suspendu certains salariés. La presse a évoqué le chiffre d'une douzaine, parmi eux le chef des activités de recherche-développement de la filiale Audi. Les aveux déjà recueillis n'ont pas apporté d'éclaircissement sur l'identité des commanditaires de l'installation du logiciel, explique Bild.

Techniquement impossible de respecter les normes environnementales
Selon les confessions faites par les ingénieurs concernés, il était techniquement impossible de fabriquer le moteur EA 189, développé par Volkswagen en 2005, en respectant à la fois les plafonds d'émission de gaz polluants et les impératifs de coûts. Il aurait donc été décidé d'avoir recours au logiciel truqueur.

Volkswagen doit rappeler dans les semaines qui viennent des millions de voitures et véhicules utilitaires pour les remettre aux normes, et l'image de ce fleuron de l'industrie allemande a pris un sacré coup.

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