Adyen, géant du paiement, fait son entrée en Bourse

Pieter van der Does, cofondateur de Adyen.
Pieter van der Does, cofondateur de Adyen. - © John Phillips - AFP

Une entrée en Bourse très attendue a lieu ce mercredi à Amsterdam. Il s’agit d’Adyen, une société star dans le secteur des solutions de paiement.

Netflix, Facebook. LinkedIn, eBay, Samsung, Spotify et bien d’autres utilisent tous la solution de paiement Adyen. Avec de tels clients, facile de présenter sa société, comme l’a fait son patron, Pieter van der Does l’année passée. C’était lors d’une conférence à Berlin. "Nous traitons les paiements de huit des plus grandes sociétés d’e-commerce du monde, mais ça ne signifie pas que nous ne sommes pas actifs dans d’autres secteurs. Au contraire, nous sommes par exemple très présents dans le transport aérien. 35 compagnies aériennes travaillent avec nous. Ce matin, j’ai voyagé sur easyJet, client, Aeromexico, client, Cathay Pacific et, ici en Allemagne, Air Berlin, et Lufthansa"

15% des actions disponibles en Bourse

Aujourd’hui que l’entrée en Bourse a lieu à Amsterdam, l’intérêt des investisseurs est énorme, en dépit d’un prix d’introduction plutôt dans le haut de la fourchette. Un prix qui valorise la société à un peu plus de sept milliards d’euros. Mais 15% seulement des actions de la société seront effectivement disponibles en Bourse.
Ce qui explique l’engouement des investisseurs pour cette société  est principalement une croissance explosive dans un secteur en plein boom. Le chiffre d’affaires d’Adyen en 2017 est de 1,1 milliard d’euros. Ce sont 400 millions de plus qu’en 2016. Ces revenus sont les commissions qu’Adyen perçoit sur chaque transaction financière qu’elle gère: paiement en ligne, paiement mobile, paiement électronique en boutique… L’année passée,Adyen a traité l’équivalent de 122 milliards de dollars de transactions.

En suède, le paiement cash est en train de disparaître

Adyen surfe sur une tendance lourde. Nous payons de moins en moins avec du cash et de plus en plus avec des moyens de paiement électroniques. Dans un pays comme la Suède, par exemple, le cash est même en train de disparaître.

La deuxième tendance lourde qui accentue la première est que nous achetons de plus en plus souvent en ligne, sur Internet et les sites d’e-commerce. Le volume des transactions à gérer s’accroît à une vitesse vertigineuse et avec elle, bien sûr, les revenus d’une société comme Adyen.
Mais cette société n’est pas unique, il règne une concurrence féroce dans le secteur des paiements. La bagarre qui fait rage s’accompagne d’ailleurs d’une pléthore d’opérations de fusions-acquisitions. Rien que ces derniers mois, iZettle a été rachetée par PayPal, l’Allemand Concardis et le Danois Nets ont fusionné, Worldline a racheté le suisse SIX. Toutes ces sociétés, que l’on ne connaît pas nécessairement, jouent un rôle important dans le secteur.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK