Actions spontanées chez Proximus: le personnel craint pour l'avenir de l'entreprise

Les membres du personnel de Proximus ont décidé de se croiser les bras à Charleroi, Namur, Liège, Libramont, Verviers et Saint-Vith mais aussi à Courtrai.
3 images
Les membres du personnel de Proximus ont décidé de se croiser les bras à Charleroi, Namur, Liège, Libramont, Verviers et Saint-Vith mais aussi à Courtrai. - © Belga

Plusieurs actions spontanées sont menées jeudi matin par le personnel de l'opérateur télécom Proximus, alors que le climat reste tendu au sein de l'entreprise. Elles se concentrent essentiellement sur la Wallonie.

Les membres du personnel ont décidé de se croiser les bras à Charleroi, Namur, Liège, Libramont, Verviers et Saint-Vith mais aussi à Courtrai, nous revient-il. Du côté de Mons, les magasins de la marque commencent à fermer les uns après les autres. Certains travailleurs du siège se sont également rassemblés devant la boutique des Grands Prés tandis que d'autres employés du Call Center ont débrayés ce matin de manière spontanée.

"On essaie qu'il y ait un mouvement de groupe. Chacun fait ce qu'il veut et c'est clair qu'on ne peut pas forcer les gens à faire grève mais on ne doit pas se laisse faire", commente une travailleuse du groupe pour qui un sentiment d'injustice prédomine. "Cela fait 8 mois que cela dure. On est dans l'incertitude complète et cela crée des tensions". 

"On a vraiment l'impression que la direction nous balade et qu'il n'y a pas de volonté de leur part de trouver un accord avec les syndicats", déplore un autre membre du personnel. "On vit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête."

Les travailleurs craignent que les conditions de travail changent drastiquement sans qu'ils ne soient consultés. D'autres soupçonnent également que la vente de Proximus à une entreprise étrangère ne soit envisagée par la direction.

Recours à un médiateur social

Aucun appel n'a été lancé par les organisations syndicales, qui couvrent toutefois ces mouvements: "On comprend l'état d'esprit du personnel qui vit le départ annoncé de Dominique Leroy vers l'opérateur néerlandais KPN comme une trahison. Un coup de poignard dans le dos. Les employés estiment que la CEO n'a plus sa place à la tête de l'entreprise". En début de semaine, Dominique Leroy a pourtant été confirmée à son poste jusqu'au 1er décembre

De son côté, la direction de Proximus a indiqué qu'elle souhaitait aller de l'avant dans les négociations autour du plan de restructuration qui touche l'opérateur public. Suite aux débrayages déjà opérés en début de semaine, elle a à nouveau rencontré les syndicats mercredi et les deux parties ont confirmé le recours à un médiateur social. Deux médiateurs ont ainsi été désignés par le SPF Emploi, un francophone et une néerlandophone. Ce tandem va maintenant établir un agenda des négociations.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK