Action symbolique du personnel du zoo d'Anvers après l'annonce de 24 licenciements

Action symbolique du personnel du zoo d’Anvers après l’annonce de 24 licenciements
Action symbolique du personnel du zoo d’Anvers après l’annonce de 24 licenciements - © TIJS VANDERSTAPPEN - BELGA

Des dizaines de membres du personnel du zoo d’Anvers ont mené jeudi après-midi une action symbolique afin de protester contre le refus de la direction de mener des négociations après avoir annoncé la semaine dernière son intention de supprimer 24 emplois. Le personnel du parc animalier, qui craint davantage de licenciements à l’avenir, a réclamé que la direction entame un dialogue social, ce qu’elle semble refuser jusqu’ici. Plus tôt dans la journée, le syndicat ACV/CSC avait menacé de faire grève lundi si le management ne changeait pas d’attitude.

Des dizaines de membres du personnel du zoo anversois se sont réunis ce jeudi à midi devant l’entrée du domaine située sur la Place Reine-Astrid pour une action symbolique. Ils portaient un brassard de deuil autour du bras.

L’action de protestation était une initiative des syndicats socialiste ABVV/FGBT et chrétien ACV/CSC, qui est née du refus de la direction de tenir des consultations quant à son plan de licenciements annoncé la semaine dernière. A la suite de la crise déclenchée par le coronavirus, 24 emplois sont menacés au zoo d’Anvers et à Planckendael, tous deux gérés par la Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde Antwerpen (KMDA).

"Nous ne ressentons aucune volonté d’engager le dialogue de la part de la direction, qui affirme que les licenciements auront de toute façon lieu", a déclaré à Belga Steve Rosseel de l’ACV Alimentation et Services. "De plus, des mesures supplémentaires seraient prises dans les prochains mois. Nous demandons donc de réfléchir ensemble à des solutions alternatives. Nous avons par exemple le sentiment que les mesures gouvernementales concernant notamment le chômage économique ne sont pas pleinement utilisées", souligne-t-il.

Un Conseil d’entreprise est prévu lundi. Si la direction refuse toujours la concertation, d’autres actions seront menées, a mis en garde le syndicaliste. "Le personnel du parc animalier pourrait alors débrayer", a-t-il menacé.

"Ces licenciements sont un coup dur pour le personnel qui a redoublé d’efforts pour continuer à faire tourner le zoo d’Anvers et le parc de Planckendael pendant et après le confinement", a relevé Sigrid De Wilde, secrétaire de l’ABVV. "Nous sommes prêts à nous entretenir avec la direction à tout moment, mais jusqu’ici elle fait la sourde oreille."

Les licenciements seraient limités aux gardiens du zoo, ainsi qu’aux services de soutien. "Il n’y a actuellement aucune mise à pied dans le secteur de la restauration ou du Queen Elisabeth Hall, ce qui nous fait craindre que ce ne soit pas la dernière vague de licenciements", s’inquiète Mme De Wilde.

Selon la KMDA, des mesures sont nécessaires pour garantir la continuité du zoo et de Planckendael après l’importante perte de chiffre d’affaires subie ces derniers mois. D’autant plus que la récente réouverture ne signifie pas la fin de la crise car les mesures contre le coronavirus ne permettent d’accueillir dans l’enceinte du zoo qu’un nombre limité de visiteurs, souligne-t-elle.

 

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