Action en baisse, dividende en hausse, l'étrange alchimie de Caterpillar

En perte de vitesse, la multinationale Caterpillar ferme des sites (une vingtaine d'ici 2018), en restructure d'autres, licencie à tour de bras (près de 10 000 emplois perdus d'ici deux ans, ont-ils annoncés). Son action en bourse, ne cesse de grimper depuis le début des années 90, si l'on excepte la chute vertigineuse de 2009 (27,96 alors qu'elle était à près de 80 un an avant), et depuis cinq ans, ça fluctue entre 116 (pic de février 2012) et 60 (en janvier 2016).

Ces fluctuations boursières ne corrèlent en rien avec le montant des dividendes, qui ne cesse d'augmenter depuis plus de 20 ans.

(Données récoltés via le site Yahoo Finance)

On pourrait y voir une sorte de cynisme frisant le mépris, les actionnaires s'en mettant plein les poches tandis que des milliers de personnes perdent leur emploi. Ce serait sans compter la logique économique et boursière, bien loin des préoccupations morales et sociales entourant l'emploi de travailleurs humains.

Selon Michel Gassée, journaliste économique à la RTBF, on peut y voir une volonté de l'entreprise "de garder ses actionnaires en temps de crise. D'un point de vue d'entreprise, ce type de stratégie n'a rien d'illogique." Caterpillar est en effet loin d'être la seule à avoir ce type de comportement dans le monde — impitoyable — des entrepreneurs.

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