Acheter son logement en solo, c'est possible

Acheter son logement en solo, c'est possible
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C’est peut-être un peu contre-intuitif vu l’évolution des prix de l’immobilier mais, oui, il est encore possible aujourd’hui d’acheter son logement seul sans être nécessairement richissime. Chez BNP Paribas Fortis, par exemple, un des leaders du marché, 3 crédits hypothécaires sur 10 ont été octroyés à des célibataires ou à des chefs de famille isolés en 2018. « Cela suit une évolution de la société, souligne Sébastien Degand, responsable des crédits chez BNP Paribas Fortis. Au niveau des transactions, on constate que 67% des personnes seules vont emprunter pour acheter une maison. Je dois avouer que je m’attendais à ce que ce soit un peu moins et qu’en tout cas, les personnes seules achètent plutôt un appartement qu’une maison ».

Des emprunteurs en moyenne plus âgés

Conséquence immédiate : quand on est seul, il faut généralement emprunter plus et l’emprunt pèse plus sur les ressources de l’emprunteur. « Le pourcentage d’endettement est en moyenne de 38%, estime Sébastien Degand. Cela signifie que la charge mensuelle équivaut à presque 40% des revenus de l’emprunteur. C’est un peu plus que pour un couple, en moyenne 36% des revenus mensuels. »

Quant à la durée de l’emprunt, elle est un peu plus longue en moyenne pour les gens seuls qui le contractent alors qu’ils sont, en moyenne aussi, un peu plus âgés. Les solos qui font un emprunt hypothécaire ont en moyenne 40 ans.

Des taux hypothécaires toujours très bas

Le niveau extrêmement bas de taux d’intérêt facilite clairement l’achat d’un logement par des personnes seules. Notamment le taux fixe sur 20 ans, « le » classique du marché. Classique et pourtant, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les crédits à taux variables. Un emprunt hypothécaire sur trois était à taux variables chez BNP Paribas Fortis l’année passée. « Les clients bénéficient en effet de taux plus bas que dans les formules fixes, explique Sébastien Degand, tout en limitant le risque puisqu’en cas de hausse des taux d’intérêt, leur taux variable ne pourra jamais aller au-delà d’un doublement. Si vous avez aujourd’hui un taux variable de 1%, il ne pourra jamais aller au-delà de 2% ».

En fait, pas mal de consommateurs se disent que les taux vont rester bas encore longtemps et que, donc, il serait dommage de ne pas négocier le taux le plus bas possible, et c’est dans la catégorie « variable » qu’ils se trouvent. Rappelons aussi qu’au début de l’emprunt, le consommateur rembourse surtout des intérêts et moins de capital.

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