Accord de gouvernement: le patronat en général satisfait, mais...

La FEB voit d'un bon œil l'intention affichée par les partenaires du nouveau gouvernement de résorber le handicap salarial accumulé depuis 1996, d'instaurer une norme énergétique et de maintenir la déduction des intérêts notionnels.

"Des réformes structurelles approfondies sont également prévues au niveau des pensions, du marché du travail, des soins de santé, ... Enfin, le budget renouera avec l'équilibre structurel", salue l'organisation patronale. La FEB se réjouit également que les entreprises ne soient globalement pas visées par les nouveaux impôts pressentis et accueille positivement "l'ambition du gouvernement fédéral de réduire la pression fiscale totale d'ici la fin de la législature".

Si "le projet est sur la table, il faut à présent se focaliser sur son exécution", plaide encore la FEB. Enfin, l'organisation patronale se dit prête à participer à la concertation sociale. "Au cours des 25 années écoulées, avec des gouvernements de composition différente, la FEB n'a jamais refusé le dialogue social. Elle a toujours contribué de manière constructive à la recherche des meilleures solutions. Elle le fera encore au cours des cinq prochaines années. De préférence avec les syndicats. Et avec le gouvernement si cela s'avère nécessaire", conclut Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

"Motifs d'espoir" mais "attention à la concertation", dit l'UCM

L'UCM souligne plusieurs motifs d'espoir dans l'accord conclu mardi par le MR, l'Open VLD, le CD&V et la N-VA comme la mise entre parenthèse du communautaire, l'objectif de retour à l'équilibre budgétaire en 2018, la volonté de gommer le handicap salarial, les baisses de charges prévues ou encore le saut d'index "socialement corrigé".

L'UCM salue également la volonté de rendre le marché du travail plus souple et d'allonger les carrières, évolution qualifiée d'"indispensable à la pérennité de la sécurité sociale."

L'Union des classes moyennes estime toutefois que le gouvernement "devra rassurer sur sa capacité à tenir compte des réalités et des intérêts des Bruxellois et des Wallons". "Il doit s'inscrire dans la tradition belge de compromis et d'écoute de toutes les parties. L'enjeu est de ne pas casser la concertation sociale."

"Les réformes annoncées comportent des aspects difficiles, mais elles ont un grand objectif: favoriser la création et la croissance des entreprises, qui sont seules à pouvoir créer des emplois. (...) Résorber le chômage, augmenter le nombre d'actifs est naturellement un objectif commun. Il sera d'autant mieux atteint si chacun, bon gré mal gré, y contribue et y apporte sa pierre. Une lutte sociale ou une opposition entre le fédéral et les Régions aurait comme seule conséquence de rendre les sacrifices demandés inutiles", conclut l'UCM dans un communiqué.

Le SNI satisfait de l'accord mais reste sur sa faim

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) a fait part mercredi de sa satisfaction par rapport au contenu déjà connu de l'accord de gouvernement.

Et le SNI de citer, parmi les points de satisfaction de cet accord qui constitue "une rupture de tendance": la suppression des crédits-temps "sans motif", la baisse des cotisations patronales, la modification des règles pour le travail des étudiants ou l'introduction du service à la communauté pour les chômeurs de longue durée. "Il s'agit mot pour mot d'exigences du SNI reprises dans le mémorandum qu'il avait établi avant les élections du 25 mai 2014", souligne l'organisation dans un communiqué.

Le SNI reste par contre sur sa faim sur certains autres points et estime, par exemple, que le montant de trois milliards d'euros évoqués pour réduire les charges salariales "est loin d'être suffisant pour éliminer le handicap salarial avec nos pays voisins".

Le syndicat pour indépendants ne cache pas son incompréhension par rapport à la non-limitation dans le temps des allocations de chômage malgré une promesse en ce sens de "certains partis, qui font maintenant partie du gouvernement".

Le SNI juge enfin "déraisonnable" l'augmentation de l'âge légal de la pension à 67 ans "tant que rien ne sera entrepris pour augmenter l'âge effectif de la pension dans notre pays".

 


Belga

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