Abattoir d'Izegem: "Des pratiques qui portent atteinte au travail des éleveurs"

"Nous ne cautionnons absolument pas ces pratiques qui portent atteinte au travail des éleveurs en amont", a assuré ce mardi Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA), en réaction aux images tournées dans l'abattoir d'Izegem (Flandre-Occidentale), fermé en matinée sur ordre du ministre flamand en charge du bien-être animal, Ben Weyts (N-VA).

"Ces images sont choquantes et nous nous en distançons totalement", a poursuivi Yvan Hayez. "Des mesures en faveur du bien-être animal ont été prises ces dernières années, notamment en matière de transport. Elles doivent s'appliquer également aux abattoirs", a-t-il ajouté.

"Notre volonté, c'est d'offrir des produits de qualité aux consommateurs. Or, on sait que ce n'est pas le cas quand une bête est abattue alors qu'elle est stressée. Ce type de pratique n'est donc pas dans l'intérêt du secteur", a encore souligné le responsable de la FWA.

"Bien-être animal ou prosélytisme contre la viande"

Ce dernier s'interroge toutefois sur l'objectif réel de l'organisation 'Animal Rights' qui a transmis à la presse cette vidéo compilant des images filmées du 17 au 31 juillet 2017 dans l'abattoir Verbist.

"À la fin du document, il semble qu'il y ait une invitation à ne plus consommer de viande. On peut donc se demander s'il s'agit réellement du bien-être animal ou de prosélytisme contre la viande", a-t-il conclu.

La vidéo a par ailleurs entraîné la fin de la coopération entre l'abattoir et Delhaize. La chaîne de supermarchés s'y fournissait, mais elle a souhaité s'en distancier immédiatement après la publication d'Animal Rights.

De son côté Colruyt a décidé de suspendre ses commandes et livraisons avec l'abattoir, en attendant que "toute la lumière" soit faite.

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