AB InBev cède sa filiale australienne au groupe brassicole japonais Asahi pour 11,3 milliards de dollars

La filiale australienne sera cédée à une firme japonaise
La filiale australienne sera cédée à une firme japonaise - © JOHN THYS - BELGA

AB InBev va céder Carlton & United Breweries, sa filiale australienne, au groupe brassicole japonais Asahi Group Holdings pour 16 milliards de dollars australiens, soit environ 11,3 milliards de dollars (10 milliards d'euros). Le groupe belgo-brésilien utilisera la quasi-totalité du produit de la cession de l'entreprise pour rembourser sa dette. Il continue par ailleurs à évaluer une entrée en Bourse potentielle de sa filiale asiatique Budweiser APAC, à l'exclusion de l'Australie, "à condition qu'elle puisse être finalisée à une valorisation adéquate".

La cession de Carlton & United Breweries aidera AB InBev à accélérer son expansion sur d'autres marchés en forte croissance de la région Asie-Pacifique (APAC) et du monde entier, espère l'entreprise.

"Nous continuons à voir un grand potentiel pour notre entreprise dans la région Asie-Pacifique et la région reste un moteur de croissance au sein de notre société", insiste Carlos Brito, administrateur délégué d'AB InBev. Il estime son entreprise "particulièrement bien placée" pour saisir les opportunités de croissance dans cette région, notamment grâce à son portefeuille de marques "inégalé".

La société basée à Louvain accordera à Asahi Group Holdings le droit de commercialiser son portefeuille de marques mondiales et internationales en Australie.

Endettement élevé

La quasi-totalité du produit de la cession de l'entreprise sera utilisée par AB InBev pour rembourser sa dette, qui dépasse les 100 milliards de dollars.

L'opération, qui est soumise aux approbations réglementaires en Australie, devrait être finalisée d'ici le premier trimestre de l'année 2020.

AB InBev continue par ailleurs de croire en la logique stratégique d'une éventuelle offre d'une participation minoritaire dans Budweiser APAC, confie le premier groupe brassicole mondial. Elle avait provisoirement renoncé vendredi dernier à cette opération, qui était censée lui permettre de lever jusqu'à 10 milliards de dollars et devait l'aider à réduire son endettement, en raison des conditions de marché actuelles.

Depuis le rachat de son concurrent SAB Miller pour un montant de 103 milliards de dollars en 2016, le niveau d'endettement du groupe belgo-brésilien est demeuré élevé, le plaçant sous la pression des marchés. Il cherche à élargir sa présence en Asie pour compenser les difficultés que connaît le marché de la bière dans les autres régions.

Le plus grand brasseur au monde a vu son bénéfice chuter de 14,7% à 6,8 milliards de dollars l'an passé, mais table toujours sur une forte croissance pour cette année.

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