De jeunes étudiants belges imaginent ce que nous mangerons demain

Qu’allons-nous manger demain ? C’est la réponse à laquelle ont tenté de répondre les 200 participants de Food Forward, un événement organisé par la Fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia). Les représentants de plus de 40 entreprises agroalimentaires ont rencontré des étudiants des quatre coins du pays ce mercredi à Bruxelles. À cette occasion étaient décernés les Food At Work Student Awards, un concours entre 26 équipes d’élèves issus de différentes écoles et universités. Les lauréats n’ont pas manqué d’imagination pour se démarquer, entre biscuits aux algues, glace à l’eau de cuisson de pois chiche, ou encore fish sticks végétaux.

StratiVeg (KULeuven)

Le premier prix de l’enseignement supérieur est attribué aux étudiants de Louvain. Avec 30% de légumes, cette pâte feuilletée contient moins de graisses qu’une pâte feuilletée classique et se veut donc plus saine. Les étudiants soulignent en outre l’utilisation de légumes « moches », moins appétissants mais tout aussi nutritifs.

Inca Spread (UCLouvain)

C'est du côté de Louvain-la-Neuve que l'on décroche le deuxième prix avec cette pâte à tartiner jaunâtre. Elle est à base de graines de Sacha inchi, une plante d’Amérique du Sud, et d’épices riches en oméga-3 et en protéines.

Allo Végéta (Athénée Royal Agri-Saint-Georges)

Un yaourt, de l’aloe vera et des légumes. Les gagnants du prix de l’enseignement secondaire francophone ont présenté ce produit au goût « surprenant » et faible en calories. « Il convient autant à un adolescent en pleine croissance qu’aux parents en manque de vitamine », précisent-ils.

Crus Tu (Ter Groene Poorte Voedingstechnieken)

Côté flamand, ce sont ces petits gâteaux légèrement sucrés, riches en fibres et parfumés aux légumes et aux noix qui ont retenu l’attention du jury. Les élèves parlent d’en-cas alternatif, sain et savoureux.

Si ces expériences gustatives ne vous font peut-être pas rêver, il est clair que nous ne mangeons plus aujourd’hui de la même façon qu’il y a 20 ou 50 ans. Les industriels en sont bien conscients, et tiennent à conserver leurs parts de marché sur le long terme. « On sent très clairement cette tendance d’une alimentation plus équilibrée et plus saine, constate Guy Paternoster, président de la Fevia Wallonie. On a aussi certains groupes cible avec l’alimentation sans gluten, allégée en sel, enrichie en fibres, etc. Il y a aussi une préoccupation beaucoup plus importante par rapport à l’aspect écologique », explique-t-il.

Pour ce faire, les entreprises agroalimentaires investissent considérablement : 280 millions d’euros ont été dépensés en recherche et développement l’année dernière. Ces Food At Work Student Awards sont aussi une manière de stimuler l’innovation chez les jeunes. L’objectif, trouver de nouvelles alternatives à notre nourriture traditionnelle. « Nourrir l’Europe et la planète à partir de protéines est un grand défi pour le secteur. Beaucoup d’entreprises sont en train de mettre sur le marché des protéines végétales. Notre secteur prépare l’avenir en innovant dans les produits, dans les emballages, dans les processus de production et dans la gestion des ressources humaines », raconte Guy Paternoster.

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