6,6 millions de voyageur en 2015: un nouveau record du nombre de croisiéristes européens en 2015

Le nombre d'Européens ayant effectué une croisière en 2015 a atteint le nouveau record de 6,6 millions, en progression de 3,1% sur un an, la Méditerranée restant la destination de prédilection, selon l'Association internationale des compagnies de croisières (Clia).

Depuis 2008, le marché a connu une augmentation de 49% du nombre de passagers européens, "prouvant à la fois la résilience de l'industrie de la croisière à la crise économique, et la valeur du produit croisière", selon le communiqué publié mercredi.

L'Allemagne reste le premier pays en nombre de passagers, avec 1,81 million de personnes ayant effectué une croisière l'année dernière (+2,4% en un an), talonné de près par le Royaume-Uni et l'Irlande qui progressent de 8,8% (1,78 million de passagers) en raison de la mise en circulation de trois nouveaux bateaux.

En troisième position, l'Italie s'affiche en baisse de 3,9%, notamment en raison des nouvelles législations dans le port de Venise qui limitent le transit des plus gros bateaux de croisière et font ainsi baisser le nombre de départs depuis l'Italie.

La France se classe quatrième et a vu ses passagers augmenter de 3,6% l'année dernière. "Entre 2009 et 2015, le marché français a doublé en passant de 310.000 à 615.000 passagers", a précisé lors d'un point presse Cédric Rivoire-Perrochat, directeur général de Clia France.

La Méditerranée reste la destination préférée des Européens (52% des croisières), suivie des Caraïbes (25%) et de l'Europe du nord (23%), indique également Clia qui représente au niveau mondial 95% des armateurs.

"Le secteur de la croisière prend des parts de marché aux voyages organisés, car son offre s'est beaucoup diversifiée et elle s'adresse aujourd'hui à un plus grand nombre", a souligné Georges Azouze, président de Clia France et président de Costa Croisières France.

Il ajoute également que concernant les attentats comme ceux de Tunisie au printemps dernier, les compagnies de croisière "ont été moins impactées que d'autres secteurs du tourisme car elles ont une capacité plus rapide à rebondir et peuvent changer de cap, en remplaçant par exemple une escale à Tunis par une escale à Malte".

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