"2020 devrait être une belle année pour les marchés boursiers et pour l'économie"

La fin d’année 2019 a été euphorique sur les grandes places boursières du monde, en particulier à Wall Street. Son indice le plus représentatif, le S & P 500 (pour 500 entreprises), a gagné 28,9% sur un an. Le Nasdaq, à composant plus technologique, a gagné plus de 35%, et tout cela alors que les profits des entreprises cotées américaines ont relativement peu évolué et que la croissance économique a ralenti.

Cette vague d’euphorie dans un contexte qui n’était a priori pas très favorable s’explique notamment par la baisse des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. A Washington, la Réserve fédérale a baissé sensiblement son principal taux d’intérêt.

"Il faut rappeler qu’il y a un an, on avait eu trois hausses de taux de la part de la banque centrale américaine, et cette année-ci, en 2019, elle a baissé ses taux trois fois, donc c’est une baisse de 0,75% sur l’année", précise Bernard Keppenne, chef économiste de CBC Banque.

Les bons chiffres de Microsoft et Apple

Par ailleurs, l’évolution des grands indices boursiers américains est très liée au sort de quelques grands noms. En 2019, 15% des gains totaux du S & P 500 sont dus à seulement deux sociétés, Apple et Microsoft. Ces deux entreprises ont connu une année boursière 2019 particulièrement faste : + 55% de valeur boursière pour Microsoft et + 86% de valeur boursière pour Apple. Et ce alors que le marché des smartphones est pourtant saturé et que les ventes de son produit star, l’iPhone, sont en train de décliner.

Mais les ventes d’Apple se sont envolées dans ses autres grandes activités. C’est ce qu’expliquait son patron, Tim Cook, à la fin du mois d’octobre. "Les services ont généré 12,5 milliards de dollars de revenus au trimestre 4, 18% de plus sur un an, un milliard de plus qu’au trimestre 3, clôturé fin juin. Nous avons enregistré des croissances à deux chiffres dans les services, des records absolus sur tous nos grands marchés géographiques, des records absolus dans toute une série de services, comme l’AppStore, AppleCare, Apple Music et le cloud."

À ce stade, on ne connaît évidemment pas encore les résultats d’Apple pour les derniers mois de l’année. Il y a intérêt tout de même à ce qu’ils soient bons pour justifier l’envolée de sa valeur boursière en 2019 et surtout éviter un éventuel accident boursier en 2020.

Et en 2020 ?

La question suivante est une question piège : que peut-on attendre pour 2020 sur les marchés boursiers ? Impossible évidemment de répondre sérieusement à cette question, il y a tellement d’incertitudes. Mais dans une interview à la chaîne américaine CNBC, le conseiller au commerce de la Maison Blanche, Peter Navarro, disait tabler sur une progression d’au moins 10-12% du Dow Jones cette année. Il le voit au-delà des 32 000 points à la fin de 2020.

Selon Peter Navarro, "32.000 points pour le Dow Jones, c’est une prévision prudente. Le Nasdaq va sûrement faire encore mieux. Ça devrait être une belle année pour les marchés boursiers et pour l’économie."

Aux États-Unis, c’est une année électorale et il est certain que Donald Trump fera tout ce qu’il peut pour éviter non seulement une chute des marchés boursiers, mais aussi une récession.

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