En Belgique, les "Tanguy" sont de plus en plus nombreux

"Bonsoir, vous habitez toujours chez vos parents?" Aujourd'hui, la réponse à cette question est souvent oui. Chez les 16-29 ans, cela concerne près de 3 Belges sur 4 selon les chiffres d'Eurostat, l'organisme des statistiques européennes. Les Tanguy, comme on les appelle, sont d'ailleurs de plus en plus nombreux. Pourquoi ces jeunes ne quittent-ils plus le nid familial?

Première raison: l'argent. Quitter les parents, avoir un loyer...  cela rime pour beaucoup avec risque de pauvreté et d'exclusion sociale. Sergio est un Tanguy bruxellois de 27 ans. Il vit toujours chez sa maman et selon lui, c'est plus convivial que la vie solo. Il l'avoue cependant: le coût de la vie a aussi pesé sur son choix.

Garder de l'argent en poche pour ensuite prendre le large

"Pour l'instant si je devais vivre tout seul je ne pourrais pas gérer mon argent, je n'aurais pas assez pour payer mon logement, la nourriture, les sorties", explique Sergio. "Donc c'est aussi une des raisons: garder de l'argent en poche pour ensuite prendre le large".

Parmi les Tanguy, certains ont tenté de vivre seul mais ils ont dû revenir chez les parents. Impossible de joindre les deux bouts: on les qualifie de génération boomerang.

Les Tanguy existent partout en Europe mais la Belgique se situe un peu au dessus de la moyenne européenne. Près de 4 jeunes européens sur 5 vivent en effet toujours chez papa-maman. Les filles sont plus indépendantes que les garçons et ce sont les jeunes hommes croates, slovaques et italiens qui rechignent le plus à quitter la maison parentale. 

Ceux qui volent le plus vite hors du nid sont les Finlandais et Danois, filles comme garçons.

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