Boudin Room: le concept bruxellois un peu fou qui cartonne dans le monde

Il se définit comme un artisan de la charcuterie qui travaille avec des artisans de la musique. Simon Bomans, c'est ce Liégeois exporté à Bruxelles qui a créé "Boudin Room", un concept de soirées filmées et diffusées sur le web, dans des lieux tenus secrets, avec 4 heures de DJ sets et une démonstration de préparation de... boudin de Liège. Ça peut prêter à sourire a priori, mais ça cartonne !

Tout plaquer pour du boudin

Simon Bomans est diplômé de la faculté de Droit de l'Université de Liège, il a travaillé pendant 6 ans dans le milieu des affaires en fonds d’investissements, et puis un jour il lâche tout : il veut devenir boucher-charcutier. Après seulement quelques semaines d'apprentissage, il invite des amis à découvrir ses nouveaux talents culinaires.

Mais il fréquente aussi le monde de la musique depuis des années, via la plateforme "Goûte mes Disques" qu'il a cofondée plusieurs années plus tôt.

Alors parmi les invités, il reçoit un ami DJ qui débarque avec ses platines. Ils installent une caméra pour filmer la soirée. "Ça s'est fait sur un coup de tête, on ne savait pas très bien où on allait." Un logo, une idée originale, mais Simon Bomans ne s'imagine pas travailler seul, il lui faut un bon DJ. "J'ai appelé Diego, DC Salas (DJ bruxellois, NDLR), je lui ai dit 'Écoute, j'ai besoin de toi. Je peux essayer de faire du boudin, mais je ne vais pas pouvoir passer des disques', je ne sais pas faire ça. Et lui il m'a dit 'Ben c'est parti !'" Boudin Room est né.

La sauce prend

Très vite, le concept séduit, beaucoup, notamment grâce à la diffusion des vidéos en streaming sur le web. Au point que le programmateur du festival de Dour invite Simon et sa bande à se produire sur l'espace du Rockamadour, toujours selon la même recette : de la musique en DJ sets, du boudin préparé en live et des caméras.

L'idée cartonne d'ailleurs tellement que de grands noms de la musique rejoignent régulièrement Simon Bomans sur scène. Boudin room est définitivement mis en place: les demandes pleuvent dans toute la Belgique, mais aussi au-delà de nos frontières.

"Il y en a qui pensent que le boudin ça pousse dans la terre!"

En plus de l'aspect de soirée-dégustation filmée, Simon Bomans se plaît à partager ses savoir-faire. "Il faut montrer aux gens que la charcuterie, ça peut être fun." L'idée est donc, dans un second temps, de montrer comment la charcuterie est produite. "Les gens n'ont pas l'habitude de voir ça. Je crois qu'il y en a qui pensent que ça pousse dans la terre, le boudin. Donc c'est bien, ils voient que ça se cuit dans l'eau."

Un rôle aussi éducatif, donc. "Maintenant, c'est pas mon rôle, je ne suis pas un prophète. Mais quand on ne connaît pas quelque chose, on le voit une fois et on se rend compte qu'en fait, c'est pas chinois. On prend conscience de ce que c'est, d'où ça vient, du temps que ça prend, pourquoi les saveurs sont là. C'est peut-être le tort de la charcuterie : elle est trop restée dans les ateliers. Du coup, vu l'époque dans laquelle on vit, c'est un produit qui est souvent mal compris."

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