Un quart des jeunes électeurs flamands sont en faveur d'un régime autoritaire

À deux semaines des élections communales, la VRT a réalisé une enquête auprès des jeunes Flamands entre 18 et 23 ans qui vont voter pour la première fois. Au total, cette catégorie d'électeurs représente quelque 360.000 jeunes en Flandre. L'enquête de la VRT a été menée du 4 mai au 5 juin auprès d'un échantillon représentatif de 868 jeunes.

Il ressort de cette enquête que plus d'un quart (26%) des personnes interrogées ne considèrent pas que la démocratie soit la meilleure forme d'État mais lui préféreraient un dirigeant autoritaire. Plus de la moitié des primo-électeurs (54%) ne se disent que peu ou pas intéressés par la politique. Les "nouveaux Flamands", expression employée pour décrire les personnes allochtones, se montrent aussi les plus actifs au niveaux politique ou sociétal.

L'environnement, la sécurité, la pauvreté et l'immigration sont les thématiques qui préoccupent le plus les jeunes électeurs. Mais les deux tiers d'entre eux (66%) considèrent que les responsables politiques n'écoutent la population qu'à l'approche des élections. Les principales sources d'information des jeunes électeurs restent leurs parents, les médias sociaux, les sites Internet des partis et les informations télévisées.

Même constat en Belgique francophone

Il n'y a pas qu'en Flandre que les citoyens se méfient de la démocratie. Il ressort d'une enquête menée par l’lnstitut Survey&Action dans le cadre de Noir-Jaune-Blues que seuls 32% des personnes d’entre eux estiment ainsi que le "système démocratique fonctionne plutôt bien". 63% pensent que le "système politique actuel est globalement en échec". 74% se sentent "abandonnés par les élites en général". Et 80% jugent que "les dirigeants politiques ont laissé la finance prendre le pouvoir". 

À l'issue de cette enquête, quatre groupes avec des profils très différents ont été établis. L'un d'entre eux est celui des "abandonnés", ils représentent 26 % de la société. Ils n’attendent plus rien de la puissance publique et de la démocratie qui, selon eux, fonctionnent très mal. Leur colère s’exprime par le souhait d’un vrai pouvoir fort "pour nettoyer tout cela". Parmi une liste possible d’actions à entreprendre, pour eux, et ils sont les seuls à affirmer que la priorité est de fermer les frontières aux migrants, ils rappellent ainsi leur obsession des "étrangers".

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