L'exposition sur les charniers du franquisme refusée au Parlement européen

L'exposition a été refusée par le Parlement européen au motif que les images étaient choquantes et qu'elles suscitaient une controverse. Les organisateurs y voient plutôt une pression sur le Parlement des partis conservateurs au pouvoir en Espagne. Le parti populaire ne voit en effet pas d'un très bon œil que l'on exhume les morts et l'Histoire d'Espagne avec eux.

Cette décision est inadmissible aux yeux de l'association de Récupération de la Mémoire Historique, qui évoque de probables pressions de la part de la droite espagnole. Le sujet gênerait encore la classe politique.

mardi midi, des familles regroupées en association se sont rassemblées sur la place du Luxembourg pour protester contre la décision du Parlement européen de refuser cette exposition. Parmi elles, Raül Romeva (Eurodéputé, groupe des Verts) s'indigne : "Plus choquant que les images, c'est le silence. C'est pour ça que nous voulions montrer notre indignation par rapport au fait que cette exposition ne puisse pas être montrée dans la maison de la démocratie européenne".

Un deuil difficile

Isabelle Durant (vice présidente du Parlement européen, groupe des Verts), regrette aussi cette décision. A ses yeux, dans ce cas précis, le règlement a été appliqué de manière trop stricte.

6000 corps ensevelis sous le régime dictatorial de Franco (1939-1977) ont déjà été retrouvés. Il en resterait plus de 110 000. Les excavations nécessitent d'importants subsides.

Pour beaucoup des descendants de ces personnes, il est difficile de faire le deuil, et donc de tourner la page, sans connaître la vérité. Beaucoup aspirent simplement à pouvoir enterrer dignement leurs ancêtres.

L'expo "L'exhumation des fosses, la récupération des dignités" se tiendra jusqu'au 23 juin prochain aux Halles Saint-Géry à Bruxelles.

RTBF

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK