Réactions mitigées en Europe après les déclarations du président Obama sur Prism

Barack Obama s'est montré rassurant mais n'a pas convaincu tout le monde
Barack Obama s'est montré rassurant mais n'a pas convaincu tout le monde - © AFP

Les explications du président américain et de son administration suscite des réactions diverses en Europe. Certains mettent en sourdine leurs premières critiques virulentes, tandis que d’autres estiment toujours insuffisantes les explications données par les États-Unis.

Barack Obama et les hauts responsables du renseignement américain affichent leurs certitudes sur la légalité et l'efficacité des programmes Prism et de surveillance de la NSA américaine.

Ils auraient permis d'éviter 50 attentats aux États-Unis et en Europe. Même un en Belgique selon la chaîne de télé américaine CNN.

Il s'agit alors de l'affaire Malika El Aroud arrêtée et condamnée en 2010 à 8 ans de prison. Des mails saisis par des requêtes adressées à Yahoo et Hotmail ont servi dans le dossier. Mais au final, ce n'est pas vraiment pour un projet d'attentat qu'elle a été condamnée mais pour l'organisation d'une filière de recrutement de combattants talibans en Afghanistan.

Il est aussi difficile de vérifier toutes les affirmations des responsables américains. Ainsi, lorsqu'ils affirment que les révélations de l'ex-agent Snowden font un grand tort à la lutte anti-terroriste en montrant aux ennemis des États-Unis comment ils sont traqués.

Les États-Unis se montrent rassurants mais ne convainquent pas tout le monde

Les capacités de surveillance via l'internet sont pourtant déjà bien connues depuis longtemps. Les États-Unis avancent que toutes les garanties légales et judiciaires existent. Le premier stade de la surveillance concerne les connections téléphoniques ou autres mais pas l'immixtion dans les contenus.

Pour cela, il faut une décision judiciaire sur base d'indices sérieux. Ces affirmations apaisent certains comme Angela Merkel mais pas tout le monde.

En effet, tout est loin d'être clair dans le programme Prism. Toutes les explications demandées par les Européens au Parlement ou à la Commission n'ont pas encore obtenu de réponse.

Marc Molitor

 

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