Lutgardis Claes, nouvelle rectrice de l'Ecole Royale Militaire : "A 13 ans, je rêvais de travailler sur des F-16"

Lutgardis Claes, nouvelle rectrice de l'Ecole Royale Militaire : "A 13 ans, je rêvais de travailler sur des F-16"
Lutgardis Claes, nouvelle rectrice de l'Ecole Royale Militaire : "A 13 ans, je rêvais de travailler sur des F-16" - © Tous droits réservés

Lutgardis Claes est devenue il y a peu la nouvelle rectrice de l'Ecole Royale Militaire. Véritable pionnière, elle fait partie de la toute première promotion qui a intégré des femmes au sein de l'ERM en 1978. Et elle est la deuxième femme seulement à accéder au grade de général dans l'armée belge.

"L'armée s'est ouverte aux femmes en 1975; l'Ecole royale militaire, en 1978. Nous étions onze femmes cette année-là." Une vocation qui remonte à son adolescence : "A 13-14 ans, je rêvais de pouvoir travailler sur des avions à réactions, plus spécifiquement des F-16. J'ai suivi une formation en ingénieur civile en construction aéronautique, armement balistique. Et j'ai ensuite travaillé à Gosselies, en usine aéronautique, puis à la base de Kleine Brogel. Je n'ai pas ressenti négativement le fait d'être une femme. On a un problème commun : les avions doivent voler et fonctionner correctement, alors que l'on soit un homme ou une femme, peu importe."

"Il faut améliorer la visibilité de l'Ecole Royale Militaire"

La nouvelle rectrice prépare la rentrée de septembre avec confiance. Pour elle, l'ERM a encore de beaux jours devant elle. "Ca reste une bonne solution pour ceux qui veulent entamer des études universitaires mais qui n'en ont pas les moyens." Et elle souligne la grande qualité de l'enseignement donné : "C'est très complet. On se base sur les quatre piliers : académique, professionnel, sportif et caractériel. On forme des gens qui peuvent commander, montrer l'exemple. Ce sont de bons leaders. Cette instruction va au-delà de ce qu'une université civile peut donner aujourd'hui. " Lutgardis Claes reconnait d'ailleurs qu'après la période de rendement (période durant laquelle l'officier doit travailler pour la Défense), de nombreux collègues se font débaucher par le secteur privé.

Visionnez l'intégralité de l'entretien entre Eddy Caekelberghs et Lutgardis Claes ci-dessous.

 

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