Procès Bernard Wesphael: les mères de ses enfants témoignent en sa faveur

Procès Bernard Wesphael: les mères de ses enfants témoignent en sa faveur
Procès Bernard Wesphael: les mères de ses enfants témoignent en sa faveur - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les mamans des deux enfants de Bernard Wesphael ont témoigné devant la cour d'assises du Hainaut jeudi matin. La Bulgare Acia, mère de Saphia (23 ans), et la Béninoise Yélonissé, mère de Fémy (9 ans), ont conservé d'excellents rapports avec l'ancien parlementaire, accusé du meurtre de Véronique Pirotton. Acia a même accueilli son ancien mari chez elle quand il est sorti de prison, après dix mois de détention préventive à la prison de Bruges.

Acia a vécu huit ans avec l'accusé et Safia (23 ans), la jeune femme qui attire le regard des médias depuis le début du procès étant le fruit de leur amour. Depuis le début du procès, la Bulgare soutient son ancien mari et elle l'a d'ailleurs accueilli chez elle, durant six mois, après sa sortie de prison, preuve qu'ils ont toujours gardé d'excellents rapports.

"J'ai connu Bernard Wesphael en 1991 quand il avait créé la fédération des jeunes écologistes européens. Je m'étais engagée au parti vert en Bulgarie suite à la chute du communisme. On s'est rencontrés lors d'un rassemblement d'écologistes sur l'île de Milos, en Grèce", raconte cette dame aux cheveux très noirs.

Une fois, il a été jaloux et on en a discuté calmement

Acia ne regrette pas d'avoir partagé la vie de l'ancien parlementaire et elle ne garde pas le souvenir d'un homme impulsif, ni colérique. "Bernard intériorise beaucoup quand il est en colère mais il prend le temps de digérer. Je l'ai vu pleurer une fois, c'était à la prison car la personne qui partageait sa cellule, avec qui il avait tissé des liens, avait été transférée ailleurs".

Elle ne se souvient plus d'un homme possessif et jaloux. "Une fois, il a été jaloux et on en a discuté calmement. J'ai choisi de rester avec lui". Plus tard, Bernard Wesphael a accepté sa nouvelle orientation sexuelle, sans heurts.

Un journaliste de la RTBF avait écrit un courrier signalant que cette femme avait subi des violences en 1999 dans un bus. "Il n'y a eu aucune tension entre nous, ce fut un beau voyage", dit-elle.

Je n'ai jamais eu peur de lui

Yélonissé a partagé la vie de l'accusé et un fils, Fémy, est né au début des années 2000. Elle a rencontré Bernard Wesphael en 2003, via des amis communs. Bernard voulait la revoir mais la jeune femme s'est mise en couple avec un Belge, en Belgique. Comme le couple n'a pas tenu, elle est repartie vers l'Afrique. Bernard Wesphael l'a de nouveau contactée et l'ancien parlementaire s'est rendu au Bénin, en 2003.

Bernard et Yélonissé ont vécu deux ans ensemble. "J'étais jeune, j'avais une autre idée de la vie à deux. Il était passionné par son boulot et nous nous sommes séparés. Il m'a aidé pour la caution de mon appartement. Une semaine après, il m'a écrit pour me dire qu'il regrettait".

L'Africaine aux longs cheveux roux avait mis en place des règles qui n'étaient pas vraiment respectées par l'homme politique. "Je lui avait imposé de rentrer avant minuit mais il n'est jamais rentré avant minuit", soupire la jeune femme. "Une fois, je l'ai foutu dehors. Je n'ai jamais eu peur de lui".

Le président lui a demandé si Bernard Wesphael avait des problèmes avec l'alcool. "Il buvait parfois du vin mais pour lui, le vin était le pipi de Jésus en culotte de velours". Une expression qui a beaucoup fait rire l'assemblée.

Un matin, elle est venue chercher le petit mais elle ne tenait plus debout

Par contre, la Béninoise a pu constater que Véronique avait de sérieux problèmes avec l'alcool. "Elle est venue chez moi à Liège à plusieurs reprises. Un soir, cela s'était mal passé, elle ne tenait pas debout. Un matin, elle est venue chercher le petit mais elle ne tenait plus debout, j'ai refusé de lui donner le petit vu son état. Elle a déposé plainte contre moi pour non présentation d'enfant".

"Il n'y jamais eu de violence dans le chef de M. Wesphael durant la vie qu'il a mené avec ces deux dames. Ce qui doit être dit a été dit ici", a lancé Me Mayence en guise de commentaire.

 

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