Pascal Smet: "Le piétonnier bruxellois ne peut que s'agrandir"

Interrogé par la RTBF, le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (sp.a) affirme que, si le piétonnier mis en place il y a quelques jours dans le centre de Bruxellois est définitif, le plan de circulation qui l’accompagne est "évolutif". "Le piétonnier ne peut que s’agrandir" poursuit-il. Et il ne tarit pas d’éloges pour ce projet qui, selon lui, emporte l’adhésion de la majorité de la population : "Les gens sont heureux, le bruit des voitures a disparu. Ce n’est pas un projet pour les ‘bobos’ (‘bourgeois bohèmes’, ndlr). C’est un projet pour tous les Bruxellois : les pensionnés, les jeunes, les blancs et les ‘colorés’. Tout le monde est là et tout le monde savoure la ville".

"On assiste à un changement de paradigme, poursuit le ministre, pendant 40 ans tout a été fait pour la voiture à Bruxelles. Les piétons et les cyclistes ont dû s’adapter à la voiture qui était la reine de la ville. Pour la première fois, on dit que ce sont les voitures qui doivent s’adapter et on redonne la ville aux gens".

Uber : "J’ai écrit à Google et à Apple"

Même si ses services sont en train d’élaborer un nouveau cadre légal pour le transport rémunéré de personnes, Pascal Smet rappelle qu’actuellement Uber reste interdit sur le territoire de la Région bruxelloise : des véhicules ont été saisis, des actions judiciaires sont menées. "J’ai même écrit à Google et à Apple, en Californie, pour demander d’interdire l’application UberPOP. Je suis bien conscient qu’ils ne s’attendaient pas à ce que certain Pascal Smet leur écrive. En Belgique on vit dans un État de droit. Les autorités judiciaires se sont saisies du dossier et on verra ce qui se passera dans les prochaines semaines et les prochains mois".

Le nouveau cadre légal qui devrait permettre à Uber de fonctionner aux mêmes conditions que les taxis devrait aboutir en septembre ou en octobre sur la table du gouvernement bruxellois.

Taxe kilométrique

Faut-il introduire une taxe au kilomètre pour les voitures ? Pascal Smet est "assez pour, au moins dans la zone métropolitaine autour de Bruxelles. Ce n’est pas la possession de voiture qu’il faut taxer, mais plutôt son utilisation, et de façon intelligente. Il faut un accord de collaboration entre les trois Régions. La Flandre et Bruxelles disent ‘oui’, pour le moment la Wallonie dit ‘non’. Je comprends les Wallons : il y a beaucoup de zones rurales et les habitants qui doivent venir dans la capitale ou ailleurs n’ont souvent pas d’alternative à la voiture. On ne doit pas les punir".

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