Bruxelles: l'enquête publique sur l'aménagement du piétonnier est une mascarade dit l'ARAU

L'ARAU s'oppose au piétonnier
L'ARAU s'oppose au piétonnier - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

L'Atelier de Recherche et d'Action urbaines (ARAU) refuse de se prêter "à la mascarade" d'enquête publique ouverte à propos du futur aménagement physique du piétonnier sur les boulevards du centre de Bruxelles car c'est, dès le départ, du projet qu'il eut fallu organiser un tant soi peu de participation démocratique, a indiqué mardi l'association qui milite depuis plus de 45 ans pour la participation des habitants au développement de la capitale.

La commission de concertation de la ville de Bruxelles se penchera mercredi sur une demande de permis pour le réaménagement de façades à façades des boulevards du centre, et de divers espaces publics situés autour de cet axe.

L'ARAU fulmine contre la non implication des citoyens par les autorités de la Ville dans la définition du fondement même et des objectifs du projet de piétonnier, l'absence d'étude d'incidences réalisée par un bureau d'études indépendant pour analyser les impacts d'un projet d'une telle ampleur sur le logement, la mobilité, le commerce, la qualité de l'air et l'organisation d'un processus participatif a posteriori.

Par conséquent, "l'ARAU ne produit pas d'observation ou de réclamation de détail", a ajouté l'association.

Sur le projet global de piétonnier, l'Atelier de Recherche et d'Action urbaines a réitéré ses principales critiques : les projets de parkings supplémentaires sont infondés ; le trafic automobile est maintenu de manière intensive à proximité du piétonnier ; le plan de circulation pour le Pentagone engendre une régression de l'offre de transport en commun ; il manque une ligne de tram en surface et des pistes cyclables continues sur le piétonnier ; le schéma de développement commercial de la Ville donne la priorité au commerce de destination au détriment du commerce de proximité; ....

"Ce projet ne répond pas au bon aménagement des lieux. Il apporte de mauvaises réponses aux bonnes questions", a conclu l'ARAU.

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