QR le débat : le pass sanitaire de cet été continue de diviser l'opinion publique en Belgique

La Belgique a affirmé utiliser un "pass corona" à partir du 1er juillet pour permettre dans un premier temps la participation aux événements tests en extérieur, puis à partir de la mi-août, la participation aux événements de grande ampleur. À terme, il devrait également permettre de faciliter les voyages sans contrainte de quarantaine.

Pourtant l’utilisation de ce "passeport" ne fait pas l’unanimité. Si le député fédéral Georges Dallemagne et l’immunologue Sophie Lucas (UCLouvain) affirment que ce pass soit la solution pour retrouver sa liberté, le président du MR Georges-Louis Bouchez estime en revanche qu’il s’agisse d’une entrave à la liberté individuelle : "Aujourd’hui, il y a encore des centaines de milliers de Belges qui n’ont pas eu l’occasion de se faire vacciner et j’en ferais partie", affirme-t-il. "Je vivrais assez mal qu’on instaure un pass partout et que je doive aller me faire tester en compensation parce que j’ai 35 ans alors que d’autres ont, de par leur aînesse, eu l’occasion de se faire vacciner. L’outil ne peut être envisagé qu’à la fin de la première vague de vaccination. Si on n’atteint pas les 70 à 80% de couverture vaccinale, pass ou pas pass, nous continuerons à avoir des problèmes sanitaires."

Les tests devraient-ils être gratuits ?

Là encore, la question divise. Pour Sophie Lucas par exemple, tous les tests ne peuvent pas être délivrés gratuitement. "Les tests devraient être gratuits chez les personnes symptomatiques ou en contact avec quelqu’un de potentiellement contaminant", affirme-t-elle.

Et si Georges Dallemagne espère que les tests soient gratuits, notamment à l’égard des jeunes, pour éviter toute forme de discrimination, Georges-Louis Bouchez annonce d’ores et déjà que ce ne sera pas le cas : "La gratuité n’existe pas. C’est toujours le citoyen qui paie à la fin. Le covid safety ticket, pour les événements de plus de 5.000 personnes entrent en vigueur le 13 août et s’arrêtent le 30 septembre. Tout le monde aura eu à ce moment-là la possibilité d’être vacciné de manière gratuite ou de faire un test. Donc ça ne se justifierait pas que le test soit gratuit."

Un pass valable jusqu’au 30 septembre ?

Dernier point de discorde : la validité du pass. Celle-ci est pour le moment annoncée jusqu’au 30 septembre en Belgique. "Elle mériterait pourtant de subsister au-delà du 30 septembre puisque la crise ne sera pas terminée", estime l’immunologue Sophie Lucas. "Une décision pour six mois me paraîtrait plus raisonnable", conclut Georges Dallemagne.

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