Marius Gilbert : "Le CST donne un sentiment de récompense aux vaccinés, mais cela en vaut-il vraiment le coup?"

Dès ce vendredi 15 octobre, tout Bruxellois de plus de 16 ans devra être en possession d’un Covid Safe Ticket (CST) s’il souhaite se rendre dans un établissement Horeca (sauf extérieur), une discothèque, un club de sport (hors du cadre scolaire), une foire commerciale, un événement culturel, festif et récréatif ou encore dans un bâtiment pour personne vulnérable.

Pour accéder aux événements de masse (50 personnes en intérieur, 200 en extérieur), aux hôpitaux et aux maisons de repos par contre, les CST sont exigés dès 12 ans.

En Wallonie, la date d’application du pass se précise : "Le texte en préparation sera vraisemblablement débattu la semaine prochaine au Parlement wallon. Une date raisonnable serait la mi-novembre pour la mise en application de ce Covid Safe Ticket", annonce le député wallon PS, Maxime Hardy, qui ajoute que le CST est un outil complémentaire à la vaccination.

" Est-ce nécessaire d'appliquer le CST dans d’aussi petits lieux que l’Horeca ?"

Pour David Leisterh, président du MR bruxellois et Marius Gilbert, épidémiologiste à l’ULB, cependant, le Covid Safe Ticket n’est peut-être pas la solution idéale dans tous les cas de figure : "Je trouve que ces six derniers mois, nous n’avons pas suffisamment voulu développer une série d’alternatives telles que la ventilation qui nous permettraient peut-être aujourd’hui de ne pas imposer ce CST alors que la situation sanitaire est meilleure qu’il y a un an", affirme David Leisterh.

"Nous sommes pour l’application du CST dans les grands événements de masse et dancings. Mais est-il nécessaire d'appliquer le CST dans d’aussi petits lieux que l’Horeca ?"

"Je ne suis pas convaincu de l’efficacité du dispositif au niveau macro pour l’Horeca", ajoute également Marius Gilbert. "Au sein du restaurant, la transmission se fera effectivement moins bien s’il n’y a que des personnes vaccinées. Mais si nous prenons la population dans son ensemble, les gens qui n’auront pas de CST feront des repas entre amis chez eux. Ils ont une alternative. Oui, le CST donne un sentiment de récompense aux vaccinés, mais cela en vaut-il vraiment le coup ? Tout le monde doit rester attentif."

Rappelons toutefois que toute personne qui ne serait pas en règle s’expose à une éventuelle amende de 50 à 500 euros pour le contrevenant et de 50 à 2500 euros pour l’organisateur. Les autorités locales pourront également décider la fermeture administrative d’un établissement.

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