Georges Gilkinet rouvre le débat sur la gratuité des transports en commun pour certaines catégories de la population

Le président du PS Paul Magnette annonçait il y a quelques jours au journal Le Soir être en faveur de la gratuité totale des transports en commun. Le but ? Lutter contre le réchauffement climatique et soulager les familles.

Ce mercredi, le vice-président du PS, Philippe Close, revenait sur la gratuité des transports en commun : "Il faut viser tout le monde. La gratuité des transports, c’est l’avenir de nos déplacements. On ne peut pas demander aux gens d’abandonner ou de diminuer l’utilisation de certains modes de transport sans proposer d’alternative crédible. La gratuité est une vraie alternative mais elle ne se fait pas contre le développement du transport. Ce qu’on a obtenu avec le gouvernement Vervoort, à savoir la quasi-gratuité pour les moins de 25 ans, on veut l’obtenir pour les plus de 60 ans."

Le vice-premier ministre et ministre de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo) insistait lui sa volonté d’attirer du public dans les trains et les moyens à mettre en place pour y parvenir. "Et pour cela, il y a différents leviers tels que le levier tarifaire", a-t-il affirmé. "En Wallonie et à Bruxelles, nous avons mis en place des abonnements quasi gratuits pour les jeunes pour essayer de les aider et de leur montrer combien les transports publics sont un moyen de se déplacer de façon libre assez efficace. De 0 à 12 ans c’est gratuit et il existe aussi des tickets peu chers jusque 26 ans." Et d’ajouter que des politiques existent également pour les aînés. "Mais les gens attendent un service de qualité. Le problème de la gratuité, c’est son coût. Les moyens consacrés à la gratuité ne sont pas consacrés à l’achat de trains, à la rémunération de travailleurs etc. Mon choix en tant que ministre est donc de cibler les mesures en matière tarifaire vers des publics qui en ont besoin. Des nouveaux publics que l’on peut attirer vers le train et d’investir dans la qualité du service."

"Ma priorité est qu’il y ait plus de trains plus tôt et plus tard le soir et une meilleure fréquence avec des trains toutes les demi-heures et toutes les dix minutes près des villes ainsi que des gares plus accessibles. Cela nécessite des moyens et du temps. J’ai déjà obtenu 365 millions d’euros à réinvestir dans le rail dans la première partie de la législature", poursuit-il.

Mais pour le président du MR bruxellois, David Leisterh, l’amélioration du service traîne. "On ne voit pas les grands projets avancer", regrette-t-il.

Mais avant de pouvoir monter dans un train gratuitement, il faudra encore débourser quelques euros supplémentaires : "C’est mécanique et fixé dans des règles dont j’hérite en tant que nouveau ministre de la Mobilité", explique Georges Gilkinet. "Il y aura une indexation comme tous les premiers févriers mais pas sur tous les produits et on va développer de nouveau produits comme un abonnement flexible pour les personnes qui travaillent à mi-temps ou qui télétravaillent. On essaie d’adapter la politique tarifaire et l’offre d’abonnement à une nouvelle réalité. Nous sommes en train de négocier un nouveau contrat entre la SNCB, Infrabel et l’État belge pour fixer les règles tarifaires qui doivent essayer de capter de nouveaux publics vers le train plutôt que la voiture."

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