Procès du Musée juif : audition des témoins visuels de l'attentat

Procès de la tuerie du Musée juif
Procès de la tuerie du Musée juif - © POOL FREDERIC SIERAKOWSKI - BELGA

A la Cour d'assises de Bruxelles, ce mardi matin, ont été entendus les derniers témoins visuels de l’attentat contre le Musée Juif de Belgique le 24 mai 2014. Près de cinq ans après les faits, les témoins ont parfois eu du mal à se souvenir de certains détails. Seule une témoin a reconnu formellement Mehdi Nemmouche comme étant le tireur du Musée Juif.

Dans l’après-midi, fin des auditions filmées de Mehdi Nemmouche. Ces auditions datent de juin 2014. Cette projection a été demandée par les procureurs généraux pour contrecarrer le silence actuel de Mehdi Nemmouche. Devant la Cour d'assises de Bruxelles, il se tait. En 2014, il avait une toute autre attitude.

En résumé :

  • Une témoin pointe Mehdi Nemmouche dans le box des accusés. Elle le reconnaît comme l’homme "avec des vêtements sombres, une casquette, un sac à dos et un sac à main" qu’elle a vu devant la cour de l’école Sint-Jan Berchmans, le jour des faits "vers 16h-16h15".
  • La défense pointe des variations dans ses témoignages. Me Courtoy la traite d’affabulatrice mais estime néanmoins qu’elle fournit un alibi à son client : s’il est dans la cour de l’école à 16h15, il ne peut pas être en même temps chez lui, devant son ordinateur à 16h17 comme le soutient l’accusation.
  • Le responsable de la sécurité du Musée juif de Bruxelles est aussi venu témoigner. Il décrit le système de sécurité du musée et mentionne un bouton portable destiné à joindre le service de sécurité ou la police. Le procureur général conclut : "Nous savons enfin ce que faisait Dominique Sabrier, elle tentait d'atteindre le bouton d'alerte mobile".
  • La cour a assisté à un échange musclé entre le procureur général et le conseil de Mehdi Nemmouche. Le procureur a exigé des excuses, Me Courtoy a répliqué : "Vous pouvez les attendre jusqu’à ma retraite !"
  • Le couple propriétaire de l’immeuble habité par Mehdi Nemmouche affirme ne pas avoir eu de souci avec lui et n’avoir rien vu dans son attitude qui pouvait montrer qu’il était radicalisé.
  • De leur témoignage, le procureur conclut que Mehdi Nemmouche avait prémédité sa fuite vers Marseille. La défense arrive à une tout autre conclusion : quelqu’un d’autre aurait utilisé l’ordinateur de Nemmouche la veille de l’attentat.
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