"J'interdis à Mehdi Nemmouche et à ses avocats d'encore salir la mémoire des Riva" dit un avocat des victimes

Me Marc Libert, avocat des membres de la famille Riva
Me Marc Libert, avocat des membres de la famille Riva - © EMMANUEL DUNAND - AFP

La journée de mercredi au procès de l’attentat au Musée juif de Belgique devant la cour d'assises de Bruxelles a été marquée par le vol et la menace dont a été l’objet l’un des avocats de la partie civile.

Par ailleurs, les avocats de Nacer Bendrer ont pu poser leurs questions aux enquêteurs et juges d’instruction. Ils ont notamment questionné ceux-ci sur les indices évoquant une radicalisation de leur client.

« Nous n’avons pas trouvé dans les effets [de Nacer Bendrer] analysés d’éléments d’attrait pour l’Etat islamique », leur a notamment répondu la juge d’instruction.

Seul un procès-verbal émanant de la direction de la prison française de Salon-de-Provence évoque une radicalisation de Nacer Bendrer, à l’époque où il y était incarcéré avec Mehdi Nemmouche.

Enfin, la cour a également laissé mercredi le temps aux parties de formuler des commentaires à l’issue des témoignages des enquêteurs et des juges d’instruction.

Plusieurs avocats de la partie civile ont saisi cette occasion pour prendre la parole et dénoncer le procès des victimes et des enquêteurs que tente de faire la défense de Mehdi Nemmouche.

« C’est un scandale absolu »

« J’interdis à Mehdi Nemmouche et à ses avocats d’encore salir la mémoire des Riva », a déclaré Me Marc Libert, avocat des membres de la famille Riva. « c’est un scandale absolu ».

« La défense de Mehdi Nemmouche ne fait pas le procès d’un seul enquêteur mais de trois cents enquêteurs, toute la police fédérale ! Et pas que les enquêteurs, les juges d’instruction aussi, puis les procureurs. Et enfin la cour ! C’est tout le système qui est mis en cause, le fonctionnement de l’Etat, notre système judiciaire », a réagi Me Michèle Hirsch, conseil du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB).

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