Peste porcine: les détails de l'opération d'euthanasie des porcs de la zone infectée

Quatre mille porcs doivent être éliminés dans la zone de 63.000 hectares délimitée par les autorités. Mais selon quelles modalités ? On en sait désormais un peu plus, suite à une réunion qui réunissait l’Afsca, des représentants des ministres compétents pour cette matière Denis Ducarme (fédéral) et René Collin (région wallonne) ainsi que le gouverneur de la province du Luxembourg, Olivier Schmitz.

Pour les exploitations de plus de dix porcs, c’est l’Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) qui va gérer les opérations, dès demain et durant cinq jours. "Les camions ad hoc seront envoyés aux heures convenues, les animaux seront chargés et conduits vers les centres de mise à mort", détaille Jean-François Heymans, directeur Santé animale de l’Afsca. Les carcasses seront ensuite brûlées.

Pour les exploitations de moins de dix porcs, il sera procédé à un abattage sur place. Les vétérinaires locaux se chargeront d’euthanasier les porcs, en concertation avec les bourgmestres des communes concernées.

Ces mesures prendront effet dans vingt exploitations. En effet, sur les 69 exploitations visées par l’arrêté ministériel, deux tiers ont déjà pris les devants, la plupart ayant réussi à valoriser et écouler leur cheptel.

Une double indemnisation

La question de l’indemnisation des éleveurs a également été abordée. Elle sera double, comme l'explique Olivier Schmitz, gouverneur de la province du Luxembourg : "Il y aura à la fois un volet sanitaire [financé] par un fonds fédéral qui va être soutenu par la Commission européenne - ceci par rapport à la viande qui sera détruite- et puis, suite la réflexion du ministre Collin, il y aura l'indemnisation économique des éleveurs, c'est à dire le chômage économique qui risque de durer des mois, j'espère pas des années".

Il faudra compter un an au moins pour que les éleveurs de porcs puissent reprendre leur activité dans la région.

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