Les donateurs vont à nouveau payer pour la reconstruction de Gaza

La bande de Gaza a subi cet été sa troisième guerre en six ans. Ce matin au Caire, Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations unies, a rappellé que tout ce petit monde s'était déjà réuni au même endroit en 2009. Il s'agissait alors de réparer les dégâts causés par l'opération israélienne Plomb durci.

Cette précédente reconstruction n'est pas encore achevée, qu'une nouvelle offensive israélienne a provoqué des destructions pires encore. Deux chiffres: un quart de la population de Gaza n'a plus accès à l'eau courante et 100 000 personnes sont sans abri. C'est le résultat de 50 jours de bombardements intensifs cet été.

"Le cycle de construction-destruction se poursuit et il empire", a constaté Ban Ki Moon. Tout le monde sait que la solution ne peut être que politique. Le secrétaire d’État américain John Kerry a annoncé sa volonté relancer, une fois de plus, le processus de paix israélo-palestinien. Un processus qui n'a plus donné de résultat probant depuis 20 ans.

La conférence devrait pourtant aboutir sur un montant de promesses de dons élevés. L'autorité palestinienne attend quatre milliards de dollars. Mais pour l'ONG Oxfam, ces sommes seront inutiles si Israël maintient son blocus sur Gaza. Au rythme actuel des autorisations d'importation, il faudrait 50 ans pour reconstruire Gaza.

D.F.

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