Panama Papers: John Crombez exige des "mesures très fortes contre les intermédiaires"

John Crombez, président du sp.a
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John Crombez, président du sp.a - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le président du sp.a John Crombez, qui était en charge de la lutte contre la fraude fiscale au sein du gouvernement Di Rupo, n'a pas été étonné par les dernières révélations des "Panama Papers". Presque chaque année il y a des "leaks" (fuites), dit-il à la RTBF: "Cela a commencé en 2009 avec la banque suisse HSBC, il y a eu après Offshore Leaks, LuxLeaks, SwissLeaks… Et maintenant il y a Panama Leaks. Ce qui est surprenant, c'est le nombre de personnes et d'entreprises impliquées. Énormément de dossiers ont été régularisés par la loi de régularisation fiscale de 2013".

Ne garder que "les banques convenables"

Puisque ce problème reste énorme, "on doit prendre maintenant des mesures très, très fortes contre les intermédiaires, certaines banques et certains avocats, qui créent ce type d'évasion ou d'évitement" poursuit John Crombez. "Ce sont ces intermédiaires qui créent ce type de construction" qui permettent d'éviter l'impôt. Après les enquêtes sur HSBC, l’État a pu encaisser presque un demi-milliard d'euros, constate-t-il.

"Maintenant il faut vraiment des lois qui sont énormément dures pour les avocats et les banquiers" qui font ces constructions. "Selon moi, il faudrait même retirer les licences des banques" impliquées, pour ne garder sur le territoire belge que "les banques convenables". Même un petit pays comme la Belgique a les moyens de prendre seule ce genre de décision contre des grandes banques internationales: "Quand on veut, on peut".

Ces dernières années, les échanges de données bancaires entre pays s'améliorent, mais il faut s'assurer que toutes informations soit traitées, c'est pourquoi John Crombez plaide pour un renforcement du SPF Finances et de l'Inspection spéciale des impôts (ISI).

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