Pour Camille, le 31 mars, Journée Internationale de la Visibilité Trans, est une date très importante

C'est vers l'âge de 10 ans que Camille se rend compte que le sexe qui lui avait été assigné à la naissance n'est pas le bon. Pourtant, il a mis plus de 15 ans à entamer sa transition. Camille ne se sentait pas légitime en tant qu'homme. Les stéréotypes de genres avaient façonné son esprit. Un homme doit aimer le foot, vouloir devenir pompier ou bûcheron. Or, Camille, c'est plutôt vers le théâtre qu'il se dirige étant jeune. Comme si monter sur les planches l'aidait dans le rôle qu'il joue alors au quotidien. Celui de la jeune fille. 

C'est en emménageant à Bruxelles que Camille comprend. A force de discussions avec les personnes actives au sein du mouvement transidentaire, Camille se rend compte que la société n'est pas binaire, qu'un homme peu conserver une part de féminité, autant qu'une femme peu conserver des traits dits masculins. A 27 ans, il entame sa transition. Elle lui permet d'être lui-même et de s'épanouir. 

Aujourd'hui, Camille aime partager son histoire. Si on avait donné une vraie visibilité aux trans dans leur diversité, il aurait sans doute quitté plus tôt le rôle qu'il jouait depuis la naissance. Auteur et artiste de cabaret, la transidentité est d'ailleurs au centre de sa performance artistique.

Pour assister à son spectacle et le rencontrer, rendez-vous le 22 avril au Cabaret Mademoiselle, à Bruxelles.

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