On ne peut plus rien dire? Sardou et les femmes

On peut plus rien dire, vraiment?
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Tous les vendredis, retrouvez la grenade de Safia Kessas, après le journal de 8h00, dans Matin Première. Une chronique qui abordera les questions de genre, d’égalité ou d’intersectionnalité.

Cette semaine, l’actualité sur les droits des femmes porte sur le fameux grenelle des violences conjugales, qui se déroule en France et ce durant trois mois. Ce qui saute aux yeux quand on regarde les informations et débats sur ce sujet, les hommes sont absents. On ne voit que des femmes pour en parler : des expertes, des femmes-victimes, des sœurs de victimes mais pas ou peu d’hommes alors qu’ils sont concernés au premier chef puisqu’on parle de violence machiste ou sexiste.

Dans ce contexte, l’avis de Michel Sardou

C’est dans ce contexte, que mercredi, dans le studio de Boomerang sur France Inter, Michel Sardou a été interrogé par Augustin Trapenard sur l’ouverture du Grenelle des violences conjugales et le chanteur s’est dit "ravi" de la récente libération de la parole des femmes avec le mouvement #MeToo, Michel Sardou a toutefois rapidement nuancé son propos, se "méfiant un peu de l’importance que tout cela prend". En fait Michel Sardou avait déjà frappé fort cette fois sur la chaîne privée, en début de semaine, il avait joué au joyeux boute-en-train, sur la rengaine "c’était mieux avant" et tout y est passé, florilège, et pas uniquement sur "balance ton porc".

La prime au masculin

Michel Sardou incarne dans sa posture un monde de privilèges, une prime au masculin et semble vouloir garder le monopole du discours qui compte, sans partager avec les autres, ceux qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Mais cette semaine, on a entendu dans les médias, une autre voie celle d’Ivan Jablonka, un homme 2.0 qui propose un modèle différent : celui "des hommes justes", titre de son dernier essai : il est interrogé par Yann Barthès dans l’émission de talk "Quotidien" sur la notion de "mec bien". Il s’agit d’un des grands livres de la rentrée : : l’historien Ivan Jablonka, deux ans après l’émergence du mouvement Metoo, s’intéresse en profondeur aux problèmes des inégalités entre les hommes et les femmes avec Des hommes justes : du patriarcat aux nouvelles masculinités (éditions du Seuil)

@safiakessas

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